Accord d’Alger : LE MINISTRE DIOP FIDÈLE A UN EXERCICE BIEN ÉTABLI

« Pour nous, l’étape des discussions sur le texte est terminée. C’est également l’avis de la communauté internationale qui considère que le texte est gelé et verrouillé. Les parties doivent aller à son paraphe et à sa signature pour un retour définitif de la paix », c’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a introduit la conférence de presse qu’il a animée hier en fin d’après-midi. Il était assisté pour la circonstance de son collègue de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction des Régions du Nord, Hamadoun Konaté et de l’ancien ministre Zeïni Moulaye, expert des questions de paix et de sécurité.

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La ministre Diop a tout d’abord rappelé que la présente conférence de presse s’inscrivait dans le cadre d’un exercice établi par le département qu’il dirige et qui consiste à informer la presse à chaque étape des pourparlers inclusifs inter-maliens d’Alger.
Pour rappel, c’est le 1er mars dernier que le gouvernement et certains groupes armés regroupés au sein de la Plateforme ont paraphé le projet d’accord élaboré par la médiation et censé conduire notre pays à une paix durable. L’accord a vu le jour après plusieurs rounds de négociations sous la conduite de la médiation internationale qui a désigné l’Algérie comme chef de file. Les préoccupations de toutes les parties ont été prises en compte dans le document, a indiqué le ministre Diop. Son paraphe doit conduire à sa signature prévue le 15 mai prochain à Bamako.
Après le paraphe du document par le gouvernement et la Plateforme, les représentants des groupes armés désignés sous le vocable de Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) avaient demandé à consulter leur « base ». Cela leur fut accordé. La CMA avait dans un premier temps proposé à la médiation, la date du 14 avril dernier pour parapher le document. Elle ne le fera pas pour des raisons qui lui son propres.
Entre temps, le ministre Diop s’est rendu aux Conseils de paix et de sécurité de l’Union africaine et aux Nations Unies où le document de la médiation a été accueilli et favorablement apprécié. Ces deux organisations ont demandé aux membres de la CMA de le parapher sans délai.
« Ensuite sur invitation de la médiation nous nous sommes rendus à Alger le 14 avril pour assister au paraphe du document par la CMA, mais nous avons déchanté », a déploré le ministre des Affaires étrangères.
La communauté internationale, dont l’Union africaine, l’Onu, la Cedeao, l’OCI, l’Union européenne, les pays voisins du Mali sous la houlette de l’Algérie ont décidé de ne pas arrêter le processus de paix en cours. De fait, elle multiplie les gestes de bonne volonté pour retour de la paix.
C’est dans ce cadre qu’elle a retenu la date du 15 mai pour la signature du document à Bamako. Toute partie qui ne se soumettra pas à cette décision sera sanctionnée par elle, a assuré le ministre Diop.
Concernant la situation sécuritaire, le chef de la diplomatie malienne a souligné que le gouvernement met tout en œuvre pour protéger les personnes et leurs biens. Il a demandé à la population et surtout à la presse de jouer leur rôle pour le retour définitif de la paix dans le pays.

Be COULIBALY

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