80 millions de Fcfa

C’est la somme qu’IBK a payé pour la publication de son interview «Vérités» dans Jeunes Afrique. Cela, sans compter les frais de prise en charge du journaliste et son équipe à Bamako.

 IBK keita ibrahim boubacar president malien

Cette interview n’avait qu’un seul objectif : répondre aux critiques, aux articles de presse et aux déclarations de l’opposition. Mais nulle part le président malien n’a fait une seule proposition sur les actes qu’il va poser dans les jours à venir.

De bout en bout, IBK ne faisait que répondre aux gens. Mais il a reconnu beaucoup de faiblesses de son régime, sans proposer les thérapies nécessaires.

Par rapport aux marchés de gré à gré, à l’achat de l’avion, à l’incompétence de sa communication…, il s’est tout simplement contenté de dénoncer ce qu’il appelle «ses détracteurs». Par contre, il a bien défendu son fiston et tous les proches de sa famille qui sont dans le gouvernement. 80 millions de Fcfa, rien que pour une interview. Quel gâchis !

 

IBK/ Katio

IBK et Katio ont tous parlé dans la presse cette semaine : IBK dans Jeune Afrique et Katio. Et comme le père, le fils aussi a dit les mêmes choses pour soutenir son père.

Karim Keïta (Katio) s’en prend à tout le monde ; il répond aux détracteurs du régime qu’il accuse d’être de mauvaise foi. Hé oui, Karim Keïta parle comme son père et on se demande qui est le président de la République du Mali. Katio n’est pas IBK, mais il décide et prend des sanctions applicables, car pour lui, les «jaloux vont maigrir au Mali». «Malgré tout ce qui se dit, tout ce qui est écrit…, je suis tellement optimiste parce que je me dis que c’est sur un arbre fruitier qu’on lance des pierres et quand on vous lance des pierres, ça veut dire que ça commence à marcher et le fait que ça marche, dérange certains», se vante-t-il.  Sacré Katio ! Comme on le dit, «tel père, tel fils» !

IBK a raison

Oui, le président de la République du Mali a raison. Parlant de sa communication, il a trouvé les mots justes. Mais IBK doit revoir sa copie pour que la communication présidentielle change. À commencer par  mettre tous les journalistes sur la même longueur d’onde en matière d’accès à l’information.

Mieux, que la communication présidentielle ne se trouve pas mélangée à celle du Rpm, son parti et vice-versa. Il doit tout faire pour que la propagande cède la place au professionnalisme.

Une cellule de communication de la présidence, pour ne pas dire la presse présidentielle, doit être à l’image du président de la République. Mais  tel n’est pas le cas. IBK n’est pas un petit nègre, il parle bien français, mais voir que ses communicateurs ne peuvent pas aligner deux bonnes phrases, il y a de quoi réfléchir. Si vous n’êtes pas d’accord avec nous, lisez les communiqués et autres articles de presse de cette cellule. On dirait que c’est une seule personne qui y travaille. Et si tel est le cas, cela n’est pas normal.

SOURCE: Le Reporter
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