Remise de don : L’AJM AU SECOURS DE LA POUPONNIERE

Dans le cadre du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, l’Association des juristes maliennes (AJM) a remis des vivres et des couches aux pensionnaires du Centre d’accueil et de placement familial communément appelé « Pouponnière ». La cérémonie de remise était présidée par le chef du cabinet du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme  Bâ Oumou Sankaré. C’était en présence de la directrice de la Pouponnière, Mme Diarra Aminata Diabaté, de la présidente de l’AJM, Mme Coulibaly Siga Keïta et de plusieurs invités.

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Ce geste intervient à un moment où la Pouponnière est confrontée à de réelles difficultés  dans l’accomplissement de ses missions que sont l’accueil, l’entretien et le placement familial des enfants abandonnés,  des enfants de mères malades mentales et des orphelins sans soutien âgés de 0 à 5 ans.  La Pouponnière est, à cet égard, un lieu de transit et non une résidence. Cependant, la réalité est que la capacité d’accueil de la  structure publique, qui reçoit plus de deux cents enfants par an, est aujourd’hui largement dépassée. D’une capacité d’accueil de cent enfants, le centre en abrite présentement 243 dont 40 en situation de handicap et un aîné de 23 ans. Cette situation est due à l’arrêt des procédures d’adoption filiation au profit des personnes qui ne sont pas des Maliens. Cette pléthore d’enfants, explique la directrice de la Pouponnière, oblige le centre à dévier de ses missions premières. Selon Mme Diarra Aminata Diabaté, la consommation de la Pouponnière s’articule autour des besoins dont les plus cruciaux sont entre autres  le lait 1er, 2e  et 3e  âge, le lait en poudre, les farines infantiles et les couches. Les besoins, dit-elle, augmentent en fonction du nombre d’enfants et engendrent des difficultés à tous les niveaux. Elle a plaidé pour l’obtention de jugements supplétifs pour plus d’une cinquantaine d’enfants.
La présidente de l’AJM a expliqué qu’elles sont venues en tant que mères et militantes des droits de l’enfant manifester leur solidarité en faveur des enfants de la Pouponnière. L’AJM, aux dires de Mme Coulibaly Siga Keïta, s’engage aussi à saisir les autorités pour la reprise de l’adoption filiation par des non nationaux afin de préserver les droits des enfants car après 5 ans, ceux-ci perdent le bénéfice de l’adoption filiation. En autorisant l’adoption filiation par des personnes de nationalité étrangère, notre pays respectera ses engagements internationaux et offrira à des enfants l’opportunité d’être élevés décemment, a rappelé la présidente de l’AJM. Elle a remercié la direction de la pouponnière ainsi que l’ensemble des intervenants qui oeuvrent tous les jours pour le bien -être des enfants.
Le chef du cabinet du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bâ Oumou Sankaré, a remercié les donatrices pour ce geste de solidarité en faveur des enfants de la Pouponnière. Les pensionnaires de ladite structure, indique-t-elle, ont besoin d’affection, d’aide, d’assistance et du soutien de tous. Elle a, au nom du ministre, souhaité la mobilisation autour de ces enfants en situation de vulnérabilité. Le ministère, dans sa quête de la prise en charge de l’enfance en situation difficile, a mis en place le Fonds d’appui à l’autonomisation de la femme et à l’épanouissement de l’enfant (FAFE). « J’en appelle à toutes les bonnes volontés, aux partenaires publics et privés à faire sien ce fonds afin que l’on puisse davantage prendre soin des enfants, d’une façon générale, et des enfants en situation de vulnérabilité, en particulier.
M. A. Traoré
MPFEF

Source : L’ Essor

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