Décès de Diango Cissoko : retour sur la cérémonie des obsèques nationales

Au cours d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, un dernier hommage a été rendu un à feu Diango Cissoko, grand commis de l’État malien. C’était sur le terrain de football de Korofina, ce jeudi 7 avril 2022.

C’est sous le soleil de 10 h en ce mois d’avril que le terrain de football de Korofina, face au musée des femmes, « Muso Kunda », a accueilli des personnalités de différents rangs. Des ministres, des diplomates, des représentants d’ONG ou des familles et des proches du défunt Diango Cissoko, décédé le 4 avril 2022, en début du mois de ramadan.

Dans cette grande cour de ce terrain de football, des véhicules ministériels, personnels ou de transports en commun, étaient disposés de part et d’autre selon les consignes des agents de sécurité. Qui ne cessaient d’effectuer des va-et-vient en vue d’accueillir et d’orienter les personnalités attendues. Tous venus rendre un dernier hommage à cet ancien secrétaire général de la présidence du Mali, médiateur de la République, aussi ancien Premier ministre et secrétaire permanent du président de la République pour le centre.

Grand serviteur de l’administration malienne

« Papa serait certainement ému de vous voir tous ici aujourd’hui, aussi nombreux, pour lui rendre un dernier hommage ». C’est par ces termes que Madame Diallo Fanta Sissoko, fille du défunt, a introduits son témoignage, au nom de sa famille, lors de cette cérémonie nationale des obsèques.

Drapée dans un hijab noir avec un foulard de même couleur autour du cou, Fanta Sissoko, debout devant la dépouille mortelle de son père, a présenté, dans une voix nouée, toute la gratitude de sa famille aux personnes qui les ont soutenus dans ces moments difficiles. « Mon père est parti après seulement une dizaine de jours de combats contre la maladie. Tout doucement, comme il a toujours été, sans déranger personne », a-t-elle témoigné. Et de poursuivre en ajoutant : « Par ta disparition, le Mali perd un de ses plus grands fils » qui était à la fois « l’architecte et le bâtisseur de l’administration malienne que tu as servie toute ta vie durant avec amour et sacerdoce ».

Ses anciens collaborateurs ont vu en lui un homme rigoureux, ponctuel, courtois et attaché au travail bien fait. Selon le Pr Baba Berthé, ancien ministre et directeur de la CMDT, dans un grand boubou et un bonnet noir, ce grand commis de l’État était pétri de valeurs du Mandé.

« Une motion particulière au président de la transition »

Au cours de cette cérémonie, le président malien de la transition, le Col. Assimi Goïta, était représenté par le grand chancelier des Ordres nationaux, le général de brigade Amadou Sagafourou Guèye. Dans un grand boubou noir accompagné d’un chapeau noir, celui-ci a laissé entendre que Diango Cissoko s’est toujours fait remarquer par son intelligence, son abnégation dans le travail ainsi que sa soif d’apprendre. Ce qui se traduit par les immenses productions qu’il a laissées pour la postérité. « Le Mali vous sera éternellement reconnaissant », a rassuré le Grand Chancelier des Ordres nationaux du Mali.

Cet amour pour le travail bien fait a valu au défunt plusieurs distinctions, de 1982 à 2013. Il a reçu successivement la Médaille de chevalier de l’Ordre national, d’Officier de l’ordre national, Commandeur de l’ordre national et de Grand Officier de l’Ordre national du Mali.

« Nous voulons réitérer notre sincère reconnaissance aux autorités de la transition pour le soutien multiforme et toutes les actions entreprises durant cette période. Une motion particulière au président de la transition, SE le colonel Assimi Goïta, pour son implication personnelle », a exprimé la fille du défunt.

Par sa disparition, Diango laisse « un grand vide pour sa famille et qui ne sera jamais comblé ».

Chiencoro Diarra

Source: Sahel Tribune

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