Washington demande à Paul Biya de passer la main

Paul Biya, président du Cameroun depuis 36 ans, est interpellé par Washington de par la voix de son ambassadeur,  au Cameroun le jeudi passé pour laisser le pouvoir et organiser une transition pacifique,  ceci en connaissance des réalités liées à la nouvelle crise qui secoue le pays ;

A la suite de la crise anglophone au Cameroun, l’ambassadeur des Etats Unis au Cameroun Peter Henry Barlerin, a  ouvertement accusé le gouvernement d’assassinats ciblés et a demandé au président Paul Biya de « penser à son héritage et de faire comme Nelson Mandela et Georges Washington » respectivement anciens présidents sud-africain et américain, et permettre une transition pacifique. Une position explicitée dans un communiqué rendu publique après une rencontre avec le chef de l’Etat. « des assassinats ciblés, des détentions sans accès à un soutien juridique, à la famille ou à la Croix rouge, des incendies et pillages de villages », tels sont les propos contenus dans le communiqué fait par le diplomate américain résidant à Yaoundé. Il a souligné aussi la participation des séparatistes au désastre en les accusant d’avoir tué des gendarmes, enlevé des fonctionnaires et incendié des écoles, avant de conclure que « le dialogue est définitivement rompu » en estimant que « les deux parties se sont engagées dans une rhétorique qui déshumanise la partie adverse ».

Si le conseil de l’ambassadeur est accepté par le dictateur camerounais cela soulagerait la démocratie africaine. Paul Biya est l’un des présidents africains issus des intelligences d’après l’avènement de la démocratie et qui profitent de l’ignorance du peuple pour faire « l’indispensable, l’unique capable ». A l’approche de l’élection présidentielle, Washington suggère au  président camerounais de passer la main pour sauver son honneur dans cette crise qui a déjà fait plus de 120 morts civils et plusieurs dans le camp des forces armées.  Une manière très diplomatique de solliciter le retrait d’un homme qui a fait 36 ans au pouvoir et qui prépare à en faire plus.

Suite à  cet appel du diplomate américain, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary a déclaré sur les ondes d’une radio internationale que le peuple camerounais était « souverain » et n’est donc pas disposé à accepter un quelconque diktat de la part d’une autre puissance. Une Attitude digne des intellectuels africains échoués dans leur rôle de promouvoir la démocratie et l’intérêt général.

YAWO ATIAH

Source: Le Pays

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