Tentative de coup d’État au Gabon : La situation sous contrôle après l’arrestation des putschistes

Suite à la prise de parole du président Ali Bongo Odimba, en date du 31 décembre 2018 pour la première fois depuis son hospitalisation, certains militaires mécontents ont décidé hier lundi 7 janvier 2019 de renverser le pouvoir présidentiel par une tentative de coup d’État. Par conséquent, ils ont, dans la nuit du dimanche au lundi 7 janvier, occupé la radio- télévision gabonaise qui a été ensuite récupérée par les forces loyalistes du pays après l’arrestation des cinq mutins.

Le 31 décembre 2018, le président Ali Bongo a, pour la première fois depuis son hospitalisation en date du 24 octobre 2018 pour accident cardio-vasculaire (AVC), pris la parole. Comme réaction à cela, les militaires membres du Mouvement Patriotique des Jeunes des Forces de Défense et de Sécurité du Gabon (MPJFDS) ont qualifié cette prise de parole qui était peu fluide pour eux de « honte pour un pays qui a, d’après eux, perdu sa dignité ». Or, en l’absence du chef de l’État, la constitution gabonaise ne prévoit, selon nos sources, que le transfert d’une partie des pouvoirs du président au Premier ministre et non la vacance du pouvoir. C’est ainsi que cinq militaires gabonais dont trois bérets verts ont pris, dans la nuit du dimanche au lundi 7 janvier, le contrôle de la radio-télévision du pays. Avec à sa tête, l’un d’entre eux qui s’est présenté comme président du mouvement non moins commandant adjoint de la garde républicaine, les mutins avaient lancé ce message : « Le jour tant attendu est arrivé où l’armée a décidé de se mettre aux côtés de son peuple afin de sauver le Gabon du chaos ». Suivi d’un autre message dans lequel, ils ont exprimé ceci : « Le mouvement demande à tous les jeunes des forces de défense et de sécurité, et à toute la jeunesse gabonaise de se joindre à nous », martèlent les mutins.

Suite à la déclaration de la mise en place du Conseil national de restauration, les mutins avaient jugé toutes les institutions du pays d’illégitimes et d’illégales en faisant comprendre : « Nous ne pouvons abandonner la patrie ». Plus tard après, le porte-parole du gouvernement Guy-Bertrand a pris la parole en révélant : « Le calme est revenu, la situation est sous contrôle » avant d’ajouter : « Sur un commando de cinq militaires qui avaient pris le contrôle de la radio-télévision nationale dans la nuit du dimanche au lundi pour appeler au soulèvement, quatre ont été arrêtés, et un en fuite ».

Peu après, ce dernier qui était le cerveau de ce coup de force raté a été arrêté dans une résidence sous un lit.

Mamadou Diarra

Source: Le Pays

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