Sénégal : L’opposant Ousmane Sonko inculpé et placé sous contrôle judiciaire par le Doyen des juges

Accusé de « viols répétés » et « menaces de mort » depuis le 8 février dernier, Ousmane Sonko, l’opposant sénégalais et leader de Pastef a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire, ce lundi 8 mars 2021 par le Doyen des juges du 1er Cabinet.

Depuis l’arrestation le mercredi 03 mars dernier le président du parti « Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité », Ousmane Sonko alors qu’il se rendait au tribunal pour son audition dans une affaire d’accusations de viols, le pays de la Teranga est toujours sous haute tension.

Le pays est secoué par des manifestations violentes, depuis la mise en garde en vue de l’opposant farouche du président Sénégalais, Macky Sall. Son arrestation a plongé le Sénégal une crise politique très tendue qui a causé la mort de Sept personnes.

Par ailleurs, depuis le début de la semaine un collectif de la place appelle la population sénégalaise à la mobilisé pour exiger la libération de l’opposant arrêté pour « troubles à l’ordre public » suite à la sortie de ses partisans le mercredi dernier.

Par ailleurs, face à cette tension très tendue dans le pays de teranga les appels au calme se sont multipliés. Tout d’abord le collectif des religieux ont entamé une série des rencontres avec les acteurs concernés pour essayer de calmer les ardeurs, ensuite dans un communiqué la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui appel, le chef de l’Etat Sénégalais, Macky Sall à s’impliquer pour baisser la tension politique qui secoue le pays dans l’impasse.

En outre, ce lundi 08 mars 2021, après avoir été entendu par le Doyen des juges du premier Cabinet, Samba Sall, le leader du Pastef Les Patriotes, a été inculpé dans l’affaire de viols répétés et menaces de mort dont l’accuse l’employée d’un salon de massage, mais libéré et placé sous contrôle judiciaire. Son arrestation a provoqué une vive tension entre les jeunes et les forces de l’ordre.

Une foule compacte est, par ailleurs, sorti ce lundi 8 mars 2021, pour répondre à l’appel de leur mentor, Ousmane Sonko après sa sortie de prison à la place de la Nation (ex-Obélisque). La situation reste tendue dans la capitale sénégalaise, après l’annonce de la libération du leader du Pastef Les Patriotes. Par ailleurs, l’opposant libéré ce lundi reste sous contrôle judiciaire.

Cette libération qui pourrait-elle contribuer à apaiser la tension dont le pays fait face depuis plusieurs jours ? Pour sa part l’opposant refuse donc de reconnaitre ses accusations à son encontre qu’il qualifie d’un complot, du président Macky Sall pour l’écarter de la présidentielle de 2024.

Ibrahim Djitteye

Cela se passe de tout commentaire ! Car, la mairie de la commune urbaine de San est secouée par un scandale qui les plus avertis à se poser la question de savoir comment la cupidité peut amener nos cadres sensés incarner les vertus de probité, d’honnêteté, d’intégrité… à inscrire leurs actions dans des pratiques qui violent tous les principes d’orthodoxies en matière de gestion des affaires publique les poussant ainsi à bousculer les limites du tolérable.

En effet, sur la base d’une dénonciation anonyme relative à la confection et à l’émission de fausses quittances de trésor par un réseau entretenu par certains cadres de la mairie de la commune urbaine de San, la Brigade d’investigations du Pôle Economique et Financier de Bamako a aussitôt diligenté une enquête afin d’en savoir davantage sur cette dénonciation.

A l’issue des premiers éléments, le constat était sans appel, les enquêteurs ont conclu qu’il existe effectivement un réseau de confection de fausses quittances du trésor public. Ainsi, une fois confectionnées celles-ci sont utilisées pour effectuer les recouvrements en lieu et place des vraies quittances imprimées par la Direction nationale du Trésor.

Selon nos indiscrétions, l’enquête a aussi révélé que cette pratique était en cours depuis 2010. Toujours selon les premiers éléments de l’enquête, les soupçons pèsent sur plusieurs personnalités de ville de Santoro ni Karatela notamment l’actuel maire, Félicité Diarra, le Régisseur de la mairie, Synali Tieba, l’ancien maire, Sine Traoré et l’ancien président du GIE Dallan, Bourama Berthé qui ont tous été auditionnés par le Pôle Economique et Financier de Bamako. Pire, de l’avis des spécialistes, ces fausses quittances confectionnées et émises ont fait perdre au trésor public plus de quatre milliards FCFA dans la circonscription de San.

De sources proches du dossier, les enquêteurs de la Brigade d’investigations se sont penchés également sur la question lancinante des dénonciations relatives à la gestion des affaires foncières des autorités communales de San. Ainsi, les enquêteurs ont constaté qu’un espace de plus de 10 hectares situé à Térékoungo, un quartier de San, avait été loti et attribué dans des conditions très floues et en violation de toutes les règles procédurales de gestion des affaires foncières et du Code des collectivités territoriales.

Les enquêteurs restent déterminés à faire toute la lumière sur cette affaire qui occasionne des saignées le Trésor public afin de démanteler les réseaux similaires implantés au sein des collectivités territoriales des autres localités de notre pays.

Nous y reviendrons !

Mama PAGA 

Source: Journal le Pays- Mali

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