S.E.M. Alassane Ouattara s’unit aux côtés des chefs d’Etats africains pour signer la Déclaration d’Abidjan

S.E.M. Alassane OUATTARA a déclaré : « Alors que la reprise, dans les économies avancées, sera financée, en grande partie, par des milliers de milliards de dollars US de mesures budgétaires, et des politiques monétaires extraordinaires et accommodantes des banques centrales, les pays d’Afrique subsaharienne ne disposent malheureusement pas de la même flexibilité et des mêmes instruments. »

Abidjan, le 15 juillet 2021 – Lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence pour la Reconstitution des Ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA-20), le Président de la République S.E.M. Alassane OUATTARA a fait part d’un plaidoyer fort pour une reconstitution massive des fonds de l’IDA. S.E.M. Alassane OUATTARA a ainsi souligné : « Beaucoup reste encore à faire pour surmonter cette crise, qui est globale. En effet, moins de 3% de la population totale en Afrique, a reçu une première dose de vaccin, contre environ 54% aux États-Unis et dans l’Union Européenne. ».

Par ailleurs, S.E.M. Alassane OUATTARA s’est prononcé contre la réglementation actuelle du Fond Monétaire International qui plafonne les déficits à 4% pour les États africains, par rapport au plafond des pays de l’Occident, qui s’élève à 8%.

Enfin, le Ministre des Finances de la République du Congo, Monsieur Rigobert Roger ANDELY, a partagé la « Déclaration d’Abidjan » retraçant les priorités d’investissement et les engagements établis à l’issue de la discussion entre les chefs d’États de l’Angola, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de l’Ethiopie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du Kenya, du Liberia, de Madagascar, de la Mauritanie, du Mozambique, du Niger, du Nigeria, de l’Ouganda, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, de la Tanzanie et du Togo :

  • La répétition de l’appel lancé lors du Sommet sur le financement des économies africaines à Paris le 18 mai 2021 pour obtenir un soutien accru à la reconstruction post-Covid-19 ;
  • La demande d’une reconstitution ambitieuse des ressources de l’IDA à hauteur de 100 milliards USD d’ici la fin de la période 2021 ;
  • L’engagement à améliorer significativement la capacité d’absorption des ressources des différents États bénéficiaires, pour assurer une exécution diligente des projets et programmes ;
  • La poursuite des efforts de mobilisation des recettes fiscales, pour qu’elles constituent des ressources utilisées de manière transparente et efficiente, tout en renforçant la gouvernance.

A propos de l’IDA

L’Association Internationale de Développement (IDA) est l’une des plus importantes sources de financement pour lutter contre l’extrême pauvreté dans les pays aux revenus les plus faibles du monde. L’IDA accorde des prêts et des subventions à taux zéro ou faible à ces pays pour des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique, renforcent la résilience et améliorent la vie des pauvres dans le monde. Depuis 1960, l’IDA a fourni environ 422 milliards de dollars US pour des investissements dans 114 pays. En tant qu’institution du Groupe de la Banque Mondiale, l’IDA combine une expertise mondiale avec un accent exclusif sur la réduction de la pauvreté et l’augmentation de la prospérité dans les pays aux revenus les plus faibles du monde.
En savoir plus en ligne : IDA.worldbank.org. #IDAworks4Africa

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