RDC : le régime accuse les activistes d’avoir voulu fomenter des violences

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a accusé les activistes congolais, burkinabè et sénégalais de tentative de “déstabilisation”, justifiant leur arrestation, dimanche.
lambert mende porte parole gouvernement congolais

Des militants du mouvement sénégalais “Yen a marre”, du collectif congolais “Lucha” et des burkinabè du “Balai citoyen” ont été arrêtés, dimanche 15 mars 2015, à Kinshasa, par la police congolaise, au cours d’une conférence de presse. Le pouvoir les soupçonne d’avoir voulu déstabiliser la République démocratique du Congo (RDC).

Sur les cinq journalistes arrêtés, trois Français et deux Congolais, quatre ont été relâchés. Le Congolais Fred Bauma membre de “Lucha”, le Burkinabè Sidro Ouedraogo du “Balai citoyen” et les Sénégalais Fadel Barro, meneur charismatique et les membres Aliou Sané et le rappeur Fou malade de “Y’en a marre”, sont toujours entendus au siège de l’Agence nationale du renseignement (ANR) de la capitale congolaise.

Financé par l’ambassade américaine

« On parle de préparation d’actes de violence. (…) Ils (Les Sénégalais et Burkinabè) ne sont pas venus ici pour des conférences mais pour préparer des actes d’hostilité entre des groupes de Congolais », a indiqué le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Ces activistes avaient organisé une rencontre pour mobiliser la jeunesse sur les questions de gouvernance et de démocratie. Ils avaient tenu une conférence de presse, dimanche, pour soutenir le mouvement congolais Filimbi.

Un diplomate américain, Kevin Sturr, directeur de la division Démocratie, droit et gouvernance, travaillant pour l’agence américaine USAID à Kinshasa, présent sur place a aussi été arrêté puis relâché.

La rencontre de ce week-end a été financée par l’ambassade des Etats-Unis en République démocratique du Congo (RDC). « Cet événement, parrainé en partie par le gouvernement américain, est l’une des nombreuses activités que le gouvernement américain encourage. (…) Les activités de Washington concernent les jeunes et la société civile pour les encourager à se faire entendre », a déclaré un porte-parole de l’institution américaine, rapporte la BBC.

 

Source: afrik.com

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.