Ouverture au Burundi du procès des putschistes de mai dernier

Le procès d’un groupe de généraux et autres officiers supérieurs de l’armée burundaise accusés d’avoir ourdi la tentative de coup d’Etat du mois de mai s’est ouvert lundi à Gitega, dans le centre du Burundi, alors que dans la capitale Bujumbura, la tension reste vive après les attaques de la semaine dernière qui ont fait environ 90 morts.

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L’ancien ministre de la Défense Cyrille Ndayirukiye et cinq autres généraux sont au nombre des 28 personnes en procès pour leur rôle présumé dans la tentative de putsch, lancée alors que le président Pierre Nkurunziza se trouvait à l’étranger. Le putsch avait pu être rapidement déjoué.

Ce procès illustre ce que les experts considèrent comme des signes inquiétants de divisions au sein des forces de sécurité au fil d’une crise politique qui a éclaté en avril, quand Pierre Nkurunziza a annoncé son intention de briguer un troisième mandat. Ses adversaires ont estimé que sa réélection violait les conditions de l’accord de paix qui, en 2005, a mis fin à douze années de guerre civile.

Parmi les personnes traduites devant la justice lundi figure aussi le colonel en retraite Daradangwa Bosco.

Plusieurs organisateurs du putsch de mai dernier ont pris la fuite. L’un d’eux, le général Léonard Ngendakumana, a fait savoir que les comploteurs avaient toujours l’intention de renverser le chef de l’Etat.

Ce procès fait suite à l’attaque vendredi de plusieurs sites militaires par des insurgés dans la capitale. L’intention des assaillants, selon le gouvernement, était de s’emparer de stocks d’armes.

(Edmund Blair et Ed Cropley; Eric Faye pour le service français)

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