Opérationnalisation du G5 Sahel : Paris veut « accélérer le processus »

Réunion des ministres de la défense des pays du G5 Sahel et de la France à Paris. La ministre française des armées, Florence Parly, a réuni aujourd’hui autour d’elle ses homologues des cinq états membres du G5 Sahel : le Mali, le Niger, le Burkina Fao, la Mauritanie et le Tchad, et des ministres de certains pays donateurs. L’objectif est de mobiliser les partenaires pour l’accélération de la mise en œuvre de la force conjointe du G5 Sahel, au moment les groupes jihadistes dans le Sahel se reconstituent et forment de nouvelles alliances.

L’objectif de la réunion de Paris est de « ressortir avec une feuille de route et un calendrier des opérations ». Pour le commandant en chef du G5 Sahel, le Malien Didier Dakouo, il faut accélérer l’articulation des postes de commandement, la génération de forces, la liste précise des équipements nécessaires.
La force anti-jihadiste du G5, composée des soldats des cinq pays du Sahel, a effectué une première opération « exploratoire » en octobre dernier. Mais elle devrait être totalement opérationnelle en mars prochain, comme l’a annoncé le ministre malien des affaires étrangères lors d’une rencontre avec ses homologues de la région la semaine dernière à Bamako.
En décembre dernier, lors d’une réunion du G5 Sahel près de Paris, de nouveaux soutiens financiers avaient été annoncés. C’est le cas de l’Arabie Saoudite pour 100 millions d’euros et les Emirats arabes unis pour 30 millions d’euros. Ces contributions s’ajoutent à celles de l’Union européenne pour 50 millions d’euros et des États-Unis pour 60 millions de dollars sous forme d’aide bilatérale aux cinq pays concernés. Les besoins initiaux de la force ayant été évalués à 250 millions d’euros.
La réunion de Paris intervient alors que des groupes djihadistes présents dans le Sahel ont annoncé la création d’une nouvelle alliance pour faire face à la force du G5 Sahel.
Les défis qui se posent à la nouvelle force sous-régionale G5 Sahel sont énormes, analysent certains observateurs qui rappellent « le rôle important » de l’Algérie à accompagner cette force. Selon eux, la récente visite du Premier ministre malien à Alger pourrait développer une nouvelle forme coopération entre les pays du G5 Sahel et le voisin algérien.
André Bourgeot est anthropologue, chercheur au CNRSS de Paris

Studio tamani

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