Libye : après la défaite de Daesh à Syrte, des combats entre acteurs militaro-politiques

En Libye, alors que la défaite infligée à Daesh à Syrte concentre toutes les attentions, les combats entre deux camps politico-militaires à côté du « croissant pétrolier » sont venus rappeler la nécessité d’un compromis entre les différents protagonistes libyens.

voiture arme combattants rebels libyen

Pour nombre d’observateurs, il faudrait un miracle pour remettre de l’ordre dans la situation chaotique qui prévaut en Libye, depuis la chute de Muhammar Kadhafi en 2011. En dépit du soutien de la Communauté internationale, le gouvernement d’union nationale de Faïez el-Sarraj a compris que sa marge de manœuvre est réduite.

Dans la région, ni Alger ni Tunis ne voulait entendre parler d’intervention militaire, estimant qu’il faut d’abord trouver un compromis entre les acteurs politico-militaires libyens engagés dans une interminable bataille pour le pouvoir. Hier mercredi, les affrontements qui ont eu lieu en lisière occidentale du « croissant pétrolier », ont montré à quel point il est difficile d’envisager une sortie du tunnel. Des combats qui ont mis aux prises deux camps politico-militaires : d’un côté des milices de l’est favorables au gouvernement d’El Sarraj, de l’autre l’armée nationale libyenne dirigée par le désormais Maréchal, Khalifa Haftar, bras armé du Parlement basé à Tobrouk, opposé au gouvernement d’union soutenu par les chancelleries occidentales. Deux camps qui symbolisent la partition du pays : la Tripolitaine à l’ouest et la Cyrénaïque à l’est.

Selon des sources officielles, les milices pro-gouvernementales ont attaqué la ville de Ben Jawad, où passe la moitié du brut libyen exporté, mais ont été repoussés par les forces de Khalifa Haftar qui en ont le contrôle depuis septembre dernier, après en avoir chassé une milice alliée au gouvernement d’El Sarraj. Dans son communiqué d’hier, le gouvernement d’El Sarraj a nié une quelconque implication dans les combats.

Ces événements interviennent au moment où Daesh a été mis en déroute à Syrte, ville qu’elle contrôle depuis un an. Même si pour beaucoup d’observateurs, il est difficile de dire que c’est la fin du groupe extrémiste dont des leaders et des combattants se sont retranchés dans le sud du pays.

 

Source: journaldumali

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