La Tunisie adopte les premiers articles de la Constitution et rejette la loi islamique

vue generale assemblee nationale tunisie

Les députés tunisiens ont entamé, ce vendredi 3 janvier, le vote d’adoption de la nouvelle Constitution, article par article. Le 14 janvier, date du troisième anniversaire de la révolution, a été fixé comme date butoir, après des mois de blocage et plus d’un an de retard, en partie à cause de grandes divisions idéologiques, notamment sur la place de la religion. Ennahda a renoncé à y inscrire la charia, la loi coranique, mais l’opposition a longtemps dénoncé des ambiguïtés.

Le caractère civil de l’Etat est consacré dès le préambule reconnaissant par ailleurs l’attachement du peuple aux enseignements de l’islam.

Mais l’article premier a provoqué la colère du député d’opposition Mongi Rahoui, qui y voit une volonté d’islamisation de l’Etat. Resté identique à la version de 1959, il est en fait sujet à interprétation.

On peut y lire : « La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain, l’islam est sa religion ». L’ambiguïté réside dans le fait que l’islam peut se rapporter aussi bien au terme Tunisie qu’à celui d’Etat. Cet article a pourtant été largement adopté par les élus présents, avec seulement une voix contre.

A l’inverse, des propositions d’amendements précisant que l’islam est source principale de législation ou que l’islam est la religion du peuple ont elles été refusées.

La plupart des députés de la coalition au pouvoir et de l’opposition se disent confiants. Le consensus auxquels ils sont parvenus en deux ans de travail sera respecté, assurent-ils. Une nécessité pour que la Constitution soit adoptée à la majorité des deux tiers après son vote article par article.

RFI

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