Football : avec Gianni Infantino, la Fifa dribble la CAF

Le président de la Fifa multiplie les interventions à propos du football africain, qu’il veut placer au centre de l’échiquier mondial. Mais sur le continent, la stratégie de l’Italo-Suisse intrigue, quand elle n’agace pas franchement.

Son prédécesseur à la tête de la Fifa, l’inclassable Sepp Blatter, était surnommé « papa » en Afrique. Le Valaisan y jouissait d’une réelle popularité, autant pour son intérêt sincère envers le continent que pour les subventions qu’il accordait aux fédérations, sans forcément se soucier de la bonne utilisation de l’argent.

Moins chaleureux mais probablement plus politique que son aîné, Gianni Infantino (49 ans) n’a pas vraiment la même façon d’appréhender l’Afrique.

Blatter ne manquait jamais une occasion de s’y rendre. Infantino, même s’il y a déjà effectué plusieurs visites officielles, préfère bâtir sa relation avec les Africains à grands coups de propositions, que certains considèrent souvent comme de véritables injonctions.

INFANTINO EST BIEN PLUS DIRECTIF QUE BLATTER

« Il a un côté un peu paternaliste, comme Blatter, mais Infantino est bien plus directif », résume un membre d’une fédération africaine. Sa dernière intervention, le 1er février à Salé, au Maroc, à l’occasion d’un séminaire portant sur le développement des compétitions et des infrastructures en Afrique, n’est pas passée inaperçue. Elle continue même de faire beaucoup parler sur le continent.

Notamment lorsqu’il a conseillé à la Confédération africaine de football (CAF) de réfléchir à modifier la périodicité de la CAN, en passant de deux à quatre ans, au nom d’une meilleure visibilité à l’échelle mondiale qui favoriserait une augmentation des revenus.

JA
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