Des milliers d’enfants-soldats à démobiliser en Centrafrique

Huit groupes armés s’engagent en faveur de leur libération et renoncent définitivement à de nouveaux recrutements.

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Plusieurs milliers d’enfants enrôlés actuellement au sein des groupes armés en activité en République centrafricaine pourraient bientôt regagner leurs familles. En marge du Forum de réconciliation nationale en cours à Bangui, huit chefs rebelles centrafricains ont signé mardi dernier avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), un accord pour la libération des milliers d’enfants qu’ils détiennent dans leurs mouvements respectifs. Cet engagement pris au cours d’une cérémonie publique, en présence des autorités centrafricaines et du général Babacar Gaye, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, prévoit aussi la cessation de tout recrutement d’enfants dans les groupes armés. Parmi les signataires, figurent des représentants des deux principaux groupes armés, protagonistes de la crise qui déchire le pays depuis 2013. Il s’agit de trois factions de l’ex-rébellion Séléka et des milices anti-Balaka.

D’après Mohamed Malick Fall, représentant de l’UNICEF, l’engagement pris par ces groupes armés «est une étape importante dans la protection des enfants dans ce pays». Dans son communiqué , le responsable onusien précise que les belligérants ont donné quitus pour une inspection de leurs fiefs. Sauf  qu’aucun échéancier de libération des enfants concernés n’a été fixé. «Soyons prudents, mais cela est un point de départ», a déclaré au cours d’une conférence de presse à Genève Christophe Bouliérac, porte-parole de l’UNICEF. «Les conditions sont là pour nous donner espoir. La grande majorité des groupes armés centrafricains a participé à la signature de cet accord», a-t-il ajouté.

Ils sont entre 6 000 et 10 000 enfants arrachés de force à leur famille pour servir de combattants, d’esclaves sexuels et de domestiques au sein des groupes armés. Si pour les responsables onusiens cet engagement est déjà un pas important dans le processus de démobilisation des jeunes combattants, c’est que pas moins d’une quinzaine de mouvements rebelles, souvent divisés en factions rivales, opère toujours impunément à travers le pays. Raison pour laquelle l’UNICEF entend poursuivre cette initiative visant à faire libérer le maximum d’enfants mobilisés au sein des groupes armés.

 

Source: cameroon-tribune.cm

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