Cameroun/crise anglophone: retour sur ses origines, voilà déjà un an!

La crise Anglophone qui sévit actuellement au Cameroun a débuté en Octobre 2016,  dans la ville de Bamenda chef lieu de la région du Nord-Ouest. Tout est parti d’une grève de plusieurs avocats. Leur principal revendication portait sur la traduction en anglais du Code de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des Affaires (Ohada) et d’autres textes de lois votées à l’Assemblée.

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Un mois après, c’était au tour des enseignants de cesser le travail pour s’insurger contre les récurrentes nominations des francophones dans les régions anglophones. Contenus dans la seule région du Nord-Ouest au départ, les mouvements de grève vont peu à peu prendre de l’ampleur en se propageant vers la seconde région anglophone au Sud-Ouest.

Les mouvements de protestation vont se muer en crise politique au début de l’année 2017, avec une coupure d’internet de trois mois imposée par le gouvernement Biya. La Crise a connu un épisode plus sanglant le 1er octobre dernier, jour d’anniversaire de la réunification officielle des parties anglophone et francophone. Plusieurs scènes de violences ont été vues sur les réseaux sociaux.

A en croire un rapport publié par Amnesty international, au moins 17 personnes ont été tuées par les forces de sécurité en marge d’une proclamation symbolique d’ »indépendance ». Les leaders anglophones qui contestent,  demandent en majorité un retour au fédéralisme et, pour une minorité, l’indépendance et la proclamation d’un nouvel État qu’ils appellent l’ »Ambazonie« .

« Le Cameroun, qui fait face à Boko Haram dans l’Extrême-Nord et aux miliciens centrafricains à l’est, doit éviter l’ouverture d’un nouveau front potentiellement déstabilisateur. Une aggravation du problème anglophone pourrait affecter les élections générales prévues en 2018. Surtout, elle pourrait déclencher des revendications sur l’ensemble du territoire et une crise politique de plus grande ampleur« , prévient le Crisis Group qui préconise « des réformes institutionnelles pour remédier aux problèmes profonds dont la question anglophone est le symptôme« .

 

Source: afrikmag

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