Cameroun: Paul Biya remporte la présidentielle

A 85 ans, le président sortant est élu avec 71,28% des suffrages pour un septième mandat consécutif de sept ans.

Les résultats donnés par le Conseil Constitutionnel, réuni aujourd’hui au Palais des Congrès de Yaoundé, sont tout sauf une surprise : en remportant le scrutin dans neuf des dix régions qui constituent le Cameroun, Paul Biya a largement été élu à la tête du pays pour un septième mandat consécutif.

Large vainqueur presque partout

Dans les régions qu’il a remportées, le président sortant s’est largement imposé, que ce soit dans l’Adamoua (79,77%), le Centre (71,10%), l’Est (90,43%), l’Extrême-Nord (89,21%), le Nord (81,62%), ou encore dans l’Ouest (48,19%).

Dans le Nord-Ouest, et le Sud-Ouest, les deux régions anglophones contestataires, Paul Biya a aussi été largement réélu puisqu’il a obtenu 81,74% et 77,69% des voix.

Mais cette victoire est relativisée par le faible taux de participation : 5,36% dans le Nord-Ouest et 15,94% dans le Sud-Ouest.

Seule la région du Littoral (qui a pour chef-lieu Douala, la capitale économique du pays) est allée aux mains d’un autre candidat, en l’occurence Maurice Kamto.

Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) y a obtenu 38,6% des suffrages exprimés, contre 35,95% à Paul Biya.

Coups de feu à Buea

Paul Biya n’était pas présent à la cérémonie durant laquelle les résultats ont été annoncés région par région. Le président sortant était représenté par Jean Nkuete, le secrétaire général du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais), le parti au pouvoir.

À noter également l’absence de Maurice Kamto et de presque tous les autres candidats à l’élection présidentielle.

Seul Frankline Ndifor Afanwi, le chef du Mouvement citoyen national du Cameroun (MCNC) se trouvait aujourd’hui au palais des congrès de Yaoundé.

En marge de la proclamation des résultats, des coups de feu ont par ailleurs éclaté à Buea, la capitale de la région du Sud-Ouest, frappée depuis un an par un conflit meurtrier entre des séparatistes anglophones et l’armée.

Source: dw

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