Burkina : La France autorise l’extradition de François Compaoré

Le gouvernement français a autorisé l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, où ce frère de l’ancien président déchu est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 d’un journaliste,  selon  une source à Matignon. Le décret d’extradition du frère cadet de Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir fin octobre 2014, a été signé par le Premier ministre Edouard Philippe, selon cette source. Il doit encore être publié au Journal officiel… Ce décret reste susceptible d’un recours devant le Conseil d’Etat.

En juin 2019, la Cour de Cassation avait rejeté le pourvoi de M. Compaoré contre son extradition vers Ouagadougou, où le dossier Zongo, classé en 2003 après un “non-lieu” en faveur du seul inculpé, a été rouvert à la faveur de la chute de son frère, Blaise Compaoré. Journaliste d’investigation reconnu et directeur de l’hebdomadaire “L’Indépendant”, Norbert Zongo avait été assassiné le 13 décembre 1998, alors qu’il enquêtait sur le meurtre du chauffeur de François Compaoré. Sa mort avait provoqué une profonde crise politique au “pays des hommes intègres “.Le journaliste, âgé de 49 ans, auteur de plusieurs enquêtes retentissantes dénonçant une mauvaise gouvernance sous le régime Compaoré, avait été tué avec trois de ses compagnons. Les quatre dépouilles avaient été retrouvées calcinées dans le sud du Burkina Faso. François Compaoré avait été arrêté à l’aéroport de Roissy en octobre 2017, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par les autorités de Ouagadougou. Mais à ce jour, il n’est pas inculpé dans son pays, à la différence de trois ex-soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré.

 

Coronavirus :

Premier cas confirmé au Cameroun

Dans un communiqué de presse signé le 6 mars 2020, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, annonce la confirmation d’un premier cas de Coronavirus sur le territoire camerounais. « Il s’agit d’un citoyen français âgé de 58 ans, arrivé à Yaoundé le 24 février 2020 », précise le communiqué officiel rendu public à cet effet.

Le ministre de la Santé soutient que ce sont les mesures de « surveillance active » mise en place « par le pays depuis la survenue de l’épidémie de Civid-19 », qui ont permis de détecter ce cas. « L’intéressé a été mis en isolement dans le centre de prise en charge de l’hôpital central de Yaoundé, pour une prise en charge appropriée », apprend-on.

Tout en rassurant l’opinion sur l’efficacité des mesures prises par le gouvernement pour « contenir les risques éventuels de propagation du virus », le ministre Manaouda Malachie « appelle à la vigilance de tous et au respect des règles d’hygiène ».

Source: L’Aube

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