Burkina Faso : Trois supplétifs de l’armée tués dans une embuscade dans le Sahel – Dans la localité de Tin-Akoff

Trois combattants volontaires pour la défense de la patrie (VDP, les supplétifs de l’armée burkinabè) ont été tués mercredi, dans une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés dans la localité de Tin-Akoff, dans le Sahel burkinabè, a-t-on appris jeudi de sources sécuritaires, locales et médiatiques.

“Dans l’après-midi de mercredi, des présumés terroristes ont tendu une embuscade à un groupe de volontaires pour la défense de la patrie, en patrouille à l’Ouest de Tin-Akoff. L’embuscade a coûté la vie à 3 volontaires et fait quelques blessés légers”, a rapporté la plateforme de suivi des attaques terroristes “Sahel Security”.

“Des terroristes ont tendu une embuscade à des volontaires pour la défense de la patrie (VDP ) en patrouille à la sortie ouest de Tin-Akoff dans l’Oudalan ce 29 juin 2022 tuant 03 VDP”, a écrit le média en ligne “Minute.bf”.

Des sources sécuritaires locales jointes au téléphone par l’Agence Anadolu ont confirmé cette attaque.

Plusieurs incidents sécuritaires ont marqué la journée de mercredi dans plusieurs localités du Burkina Faso, selon des sources concordantes.

En effet, les forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina Faso ont repoussé deux tentatives d’attaque des hommes armés non identifiés dans la nuit de mercredi à jeudi, à N’dorola dans la province du Kénédougou située à l’ouest du Burkina Faso, à frontières avec le Mali.

Selon l’agence d’information du Burkina (AIB), le pont de Naré, situé entre Tougouri et Ouanobia, a été dynamité aux environs de 3 heures du matin dans la nuit du mercredi à jeudi, par un groupe d’hommes armés coupant la ville de Dori (Sahel) à celle de Kaya (Centre-Nord).

“L’ampleur des dégâts de l’infrastructure n’est pas encore connue mais cet acte de sabotage a entraîné le blocage du trafic routier depuis jeudi matin, coinçant ainsi de nombreux véhicules de transport en commun depuis des localités de Pissila, Tougouri et de Kaya”, a rapporté l’AIB.

Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,9 millions de déplacés internes.

La dernière attaque la plus meurtrière a été enregistrée dans la nuit du 10 au 11 juin courant contre la commune de Seytenga dans le Sahel, et a fait 86 morts selon un bilan officiel.

C’est dans ce contexte que l’armée burkinabè a donné 14 jours aux populations pour quitter les zones d’intérêt militaire instituées dans les régions de l’Est et du Sahel burkinabè, où des opérations militaires seront menées bientôt dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

AA / Ouagadougou / Dramane Traoré

aa.com

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