Burkina : face à la multiplication des attaques, Roch Kaboré remobilise les troupes

Roch Kaboré était en conclave le jeudi 4 février 2016 au palais de Kosyam avec les chefs militaires.

Roch Marc Christian Kabore chef etat president burkina faso

Auréolé du titre de chef de l’Etat mais aussi de celui de ministre de la Défense, il a passé en revue la situation sécuritaire du pays avec ses sécurocrates avec qui il a arrêté certaines grandes décisions, nous rapporte Rfi.

Roch Kaboré rencontre le haut commandement de l’armée.

Roch Kaboré a eu ce 4 février sa première rencontre avec le haut commandement de l’armée depuis son accession à la magistrature suprême. Pour cette rentrée des classe un peu spéciale car sur fond de crise, le Président burkinabè leur a fait appel pour s’enquérir des réalités du terrain après les nombreuses attaques qui ont secoué le pays ces temps-ci. Il leur a demandé de « rester vigilant et à ne penser qu’à la paix ».

Revigoré par les propos du président Roch Kaboré, le chef d’état-major de l’armée burkinabè, le Général Pingrenoma Zagré a soumis, au nom de tous ses frères d’armes, une liste de doléances qui s’axe essentiellement autour de la logistique : « Il est important d’avoir un dispositif de renseignement plus efficace pour anticiper sur l’action au lieu de réagir. »

Massés aux différentes frontières du pays pour prévenir les attaques venant de l’extérieur, les forces armées nationales du Burkina Faso multiplient en ce moment les patrouilles. Au regard de l’effritement des relations avec la Côte d’Ivoire et les velléités de destabilisation venant du grand voisin ivoirien, les responsables militaires n’ont toutefois pas trouvé opportun de déployer des hommes à la frontière ivoiro-burkinabè. Selon le Général Zagré : « Il n y’a aucune raison de déployer des hommes dans cette zone. »

A toutes fins utiles, rappelons que le Splendid Hôtel et le restaurant Le Cappucino, tous deux situés à Ouagadougou (la capitale du pays) ont été attaqués le 15 janvier 2016. Le 22 janvier, soit une semaine après, c’est la poudrière de Yimdi qui a essuyé des tirs à l’arme lourde. Tous ces évènements combinés ont incité le gouvernement à renforcer la sécurité nationale.

 

Source: Afrique sur 7

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