Neymar le mariole, Messi et son péno: On fait le procès du Barça, cette machine à tuer le respect

Les Catalans, opposés ce mardi à Arsenal en Ligue des champions, sont accusés d’en faire trop…

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On ne connaît pas les mœurs des joueurs d’Arsenal, mais s’ils n’ont pas encore goûté aux soirées SM, le Barça sera ravi de leur faire découvrir leur équivalent footballistique mardi en Ligue des champions. Si affronter Messi-Suarez-Neymar a toujours relevé du masochisme, les trois hommes font dans l’humiliation ces derniers mois, à tel point que la «MSN» est taxée de piétinage d’ego d’adversaires en mondovision. Accusé FC Barcelone, levez-vous.

Les faits reprochés

Les haters des dribbles improbables et des roulettes-pour-en-mettre-plein-la-vue-aux-copains ont trouvé leur nouvel ennemi: Neymar. Il y a une semaine, le Brésilien les a rendu dingues avec un coup du sombrero des plus humiliants contre le Celta Vigo.

Vexant, d’autant que ses deux potes de l’attaque en ont remis une couche le même soir avec le désormais célèbre penalty-passe décisive de l’Argentin pour l’Uruguayen. A la place des parents d’un joueur du Celta, on aurait appelé tout de suite notre gosse pour éviter un geste malheureux une fois seul à la maison.

Mais revenons à Neymar, déjà critiqué en fin de saison dernière. «Il devrait apprendre aux côtés de grands joueurs comme Xavi et Andrés Iniesta, se plaignait Gabi, le milieu de l’Atlético Madrid, après le titre de champion d’Espagne remporté par les Catalans. Il fait des gestes provocateurs qu’il ne devrait pas faire même si cela reste sur le terrain.»

Quinze jours plus tard, le Brésilien chauffait les joueurs de Bilbao en tentant de les ridiculiser d’un coup du sombrero à quelques minutes du terme de la finale de Coupe du Roi qui s’offrait au Barça. Résultat: des Basques tendus en zone mixte pendant que leur coach Ernesto Valverde estimait que le potentiel futur Ballon d’Or «pourrait éviter ce genre de choses quand le score est décidé». «Mes que un» casier chargé.

Le témoin

Karim Benzema a joué une palanquée de Classico, mais l’attaquant du Real Madrid est un peu occupé en ce moment. Du coup, on s’est tourné vers le sympathique Fayçal Fajr, ancien joueur de Caen passé par Elche et désormais au Deportivo La Corogne. S’il a passé quelques mauvais moments au Camp Nou, l’international marocain reste assez fan des sucreries du trio.

«Le football, c’est du plaisir et eux, ils en donnent et ils en prennent. Quand tu joues contre eux, tu sens qu’ils s’amusent, et même si tu es dans ton match, tu ne peux t’empêcher d’être admiratif devant ce qu’ils font. Bien sûr, c’est toujours humiliant de prendre un petit pont mais ce n’est pas une raison pour te défouler sur eux. Ils sont corrects sur le terrain. Messi vient parfois te glisser un mot et Neymar est très souriant. Le pire avec eux? Quand ils mènent de deux ou trois buts car ils vont tenter encore plus de choses folles et profiter des espaces derrière. Mais bon, c’est le foot et cette volonté de jouer à fond pour continuer de marquer des buts, je trouve ça très bien.»

La défense

Une fois les «on a bien joué, je suis content» et «on continue d’avancer en Liga, c’est notre objectif» expédiés, l’entraîneur du Barça, Luis Enrique, se retrouve contraint de défendre devant la presse les facéties des trois hommes, comme un père de famille sommé de justifier la conduite de ses gosses au centre aéré. Et là, il faut veiller à ne pas vexer les troupes sans enfoncer davantage l’adversaire.

«En Espagne, c’est mal vu. Si j’étais joueur de l’Athletic, moi aussi je réagirais ainsi, voire pire, expliquait-il après la finale de la Coupe du Roi. Mais au Brésil, c’est normal. Il faut comprendre le contexte, Neymar ne fait pas cela pour humilier l’adversaire. Nous essaierons de contrôler cela avec le temps.» Il y a une semaine, il avait défendu l’initiative de Messi et Suarez en rappelant juste que c’était «une manière autoriser de tirer le penalty». Jean-Michel je-ne-me-mouille-pas-trop.

A Barcelone, on veille néanmoins à ce que la réputation spectulaire de l’équipe ne soit pas ternie. En témoigne cette sortie de l’ancienne gloire du club Johan Cruyff,remontée contre le procès en manque de respect fait après le penalty des deux hommes. «C’est ça le football, c’est un jeu. C’est du divertissement, et c’est ce que fait Lionel Messi.» S’attaquer à son initiative = s’attaquer au football. Bonne ligne de défense.

La peine encourue

Evidemment, aucune commission de discipline au monde ne collera deux matchs de suspension pour roulette abusive. Alors que risque le trio?

  • Faire perdre un match à force de vouloir se focaliser sur le beau geste à sortir pour humilier l’adversaire? Assez peu crédible. «Au début de la rencontre, on les sent sérieux et efficaces, souligne Abdou Sissoko, passé par Grenade. C’est seulement quand ils se sont détachés au score qu’ils se lâchent techniquement. A 3-0, tu te dis que c’est fini mais ça ne fait que commencer.»
  • Que l’un d’eux se fasse arracher la jambe par un adversaire remonté? Pas impossible, surtout pour le Brésilien même si rester dans l’Histoire du football comme le mec qui a démoli le prodige, il faut l’assumer dans les dîners en ville. «Neymar est un joueur provocateur. Il aura des problèmes toute sa carrière»prophétisait le joueur de l’Atlético Madrid Cani après une défaite contre le Barça en janvier 2015. Un an plus tard, Neymar va très bien et continue d’en faire des caisses. Pour notre plus grand plaisir de sadique.

Source: 20minutes

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