Ligue des champions d’Europe : JUVENTUS-SÉVILLE, DES BÊTES BLESSÉES FACE À FACE

Respectivement finaliste de la Champion’s league et vainqueur de la Ligue Europa, la Vieille Dame
et le club sévillan patinent, cette saison, dans leur championnat respectif
«Les saisons se suivent et se ressemblent». S’il vous venait à l’idée de claironner cet adage dans les rues de Séville ou de Turin, ne vous étonnez pas si on vous regarde avec des yeux grands comme ça ! Au firmament en mai dernier – victoire en Ligue Europa pour le FC Séville et finale de Ligue des champions assortie d’un titre de champion d’Italie, le quatrième de suite pour la Juventus, les deux équipes ne sont plus à pareille fête aujourd’hui. En Série A, la Juve est l’ombre d’elle-même et se trouve à une peu glorieuse quinzième place, dix points derrière les leaders, l’Inter Milan et la Fiorentina. Le FC Séville n’est pas mieux loti puisqu’il pointe déjà à onze longueurs de Villarreal, meilleur élève de Liga après six journées.

Chelsea FC vs. Juventus - UEFA Champions League 2012-2013Bien qu’ils aient réussi leur entrée en matière sur la scène européenne il y a deux semaines, à Manchester City pour la Juve (2-1) et contre Mönchengladbach pour Séville (3-0), Andalous et Piémontais s’éviteraient sans doute des lendemains difficiles s’ils venaient à l’emporter, aujourd’hui, au Juventus Stadium, où les deux «malades» se rencontrent. Surtout la Juve. Les champions d’Italie réussissent leur pire début de saison depuis 1969-1970.
En six journées, les hommes de Massimiliano Allegri ont déjà connu la défaite à trois reprises, soit autant que sur l’ensemble de la saison dernière. Les deux derniers résultats des Bianconneri, un match nul concédé dans les arrêts de jeu face au promu Frosinone (1-1) et une défaite sur le terrain de Naples (2-1), ont laissé des traces, au point d’obliger «Gigi» Buffon à monter au créneau pour éviter la panique générale. «Nous devons retrousser nos manches, nous salir les mains pour faire face à la situation, a reconnu le capitaine emblématique au micro de Sky Italia. Nous savons ce qu’il faut changer pour que l’on s’améliore, et maintenant nous voyons les choses match par match. Quand nous trouverons notre identité et que nous commencerons à être solides, nous serons très forts».
A Séville, si la situation n’est pas très reluisante, elle est moins contrariante qu’à Turin. Les coéquipiers de Kévin Gameiro ont une obligation de résultats moins importante que la Juventus, programmée pour être championne. Et la dynamique n’est pas la même : après cinq premiers matches sans succès et une place de lanterne rouge, les Andalous ont enfin regoûté à la victoire ce week-end, devant leur public, face au Rayo Vallecano (3-2).
Hormis cet itinéraire biscornu qu’elles ont en commun, les deux formations souffrent des mêmes maux qui remontent à plus loin que ce début de saison. Les prémices de cette crise de résultats sont nées au mois de juin, à l’ouverture du mercato. Les deux clubs ont connus une saignée plus ou moins voulue de leur effectif. Séville a vendu grassement Aleix Vidal à Barcelone (17 M€), Carlos Bacca au Milan AC (20 M€) et Stéphane Mbia est parti, probablement pour le projet sportif, à Trabzonspor. Trois titulaires indiscutables, remplacés par une dizaine de recrues (Konoplyanka, Kakuta, N’Zonzi, Rami,…) !
Comme Rome, le collectif sévillan ne s’est pas construit en un jour. Ciro Immobile et Fernando Llorente, ont pour l’instant du mal à combler le vide laissé par Bacca et Kévin Gameiro semble trop esseulé sur le front de l’attaque.
Steven N’Zonzi n’a pas non plus l’abattage de M’Bia. Encore en période de tâtonnement et grand adepte du turn-over, Unay Emery n’est pas aidé par les blessures au sein de son effectif. Pour le déplacement en Italie, l’entraîneur espagnol devra se passer des services de Carriço, Rami, Escudero, Banega, Kakuta, Llorente et Vitolo. Rien que ça.
Sur ce plan-là, Massimiliano Allegri n’est pas en reste. Ces dernières semaines, Alvaro Morata, Sami Khedira, Kwado Asamoah, Stephan Lichtsteiner ou encore Claudio Marchisio ont fait un séjour à l’infirmerie. Si les cinq premiers ont réintégré le groupe, le milieu de terrain allemand et le latéral suisse seront sans doute trop juste pour débuter aujourd’hui face à Séville.

LE REAL ET L’ATLETICO MADRID MEME COMBAT

Vainqueur facile de son premier match de Champions League il y a 15 jours, le Real avait fait une grosse impression face au Shakhtar Donetsk (4-0). Le club madrilène n’a pu faire sauter le verrou andalou face à Malaga samedi (0-0) mais restait avant ça sur 5 victoires consécutives. La formation espagnole devrait retrouver le chemin de la victoire dès ce mercredi avec un match a priori facile à disputer sur la pelouse de Malmö. Utra-dominé par le PSG pour son entrée en lice dans la compétition européenne (2-0), le club suédois n’est pas non plus à la fête en championnat. Tenant du titre en Suède, Malmö n’est que 5e de l’Allsvenskan et reste sur un match nul concédé chez l’avant-dernier du classement. Privé de Gareth Bale et James Rodriguez, le Real Madrid devrait avoir quelques soucis offensifs.
La Maison blanche a fait pour le moment des excellentes prestations defensives cette saison (1 seul but encaissé en 7 matches). Le club de Madrid, l’Atlético sera l’hôte de Benfica. Très solide sur la pelouse du Galatasaray (victoire 0-2 en Turquie) il y a 15 jours pour son entrée en lice dans la compétition européenne, l’Atlético reçoit le Benfica Lisbonne au Vincente-Calderon. 5es de Liga, les Colchoneros avaient enchaîné après la C1 par 2 victoires face à Eibar et Getafe (2-0 à chaque fois), mais a chuté sur la pelouse de Villarreal ce week-end. Egalement vainqueur de son premier match de Ligue des Champions (2-0 contre Astana), le Benfica fait un début de saison compliqué avec une 3e place inhabituelle derrière ses rivaux Porto et le Sporting.
Les Lisboètes ont déjà perdu 3 de leurs 8 premiers matchs en ce début de saison et s’est incliné sur leurs 2 rencontres jouées à l’extérieur face à Porto et Arouca (1-0 à chaque fois). Très solide à domicile, l’Atlético Madrid peut profiter des problèmes du Benfica à l’extérieur pour s’imposer.

FIFAgate : JACK WARNER SUSPENDU A VIE

Jack Warner, 72 ans, qui était encore président de la Fédération des Caraïbes (CFU), a été reconnu « coupable de différents actes répréhensibles de façon continue et répétée durant la période où il occupait différents postes de haut niveau à la FIFA et à la Confédération d’Amérique du nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) », et notamment d’avoir « proposé ou accepté des paiements illégaux », a souligné la commission d’éthique dans son communiqué. Cette décision, effective depuis le 25 septembre, a été prise « à la suite de l’enquête de la chambre d’instruction de la commission d’éthique concernant les conditions d’attribution du Mondial 2018 en Russie et 2022 au Qatar ». Warner est le 2e ancien responsable de la FIFA à être suspendu à vie, après l’Américain Chuck Blazer, la « taupe » du FBI, le 9 juillet.
Tous deux étaient membres du comité exécutif de l’instance mondiale du football, secouée par un scandale de corruption sans précédent dans lequel le président Joseph Blatter est désormais mis en cause par la justice suisse. Arrêté à Trinité-et-Tobago, Warner fait partie de ces neuf dirigeants du football mondial interpellés le 27 mai, avec cinq hommes d’affaires, à la demande des autorités américaines, pour avoir perçu quelque 150 millions de dollars de pots de vin et de rétrocommissions depuis le début des années 1990, dans le cadre de leurs activités autour du ballon rond.
La justice de son pays vient de fixer au 2 décembre la date de l’audience sur son extradition aux Etats-Unis, où il est accusé de corruption et de blanchiment d’argent. Vendredi, la justice suisse a ouvert pour la première fois une procédure pénale contre Sepp Blatter, pour « gestion déloyale » (soit abus de biens sociaux) et « abus de confiance ».
Les accusations du ministère public helvète sont notamment basées sur un contrat « défavorable à la FIFA » que le Valaisan de 79 ans aurait signé avec ce même Jack Warner, contrat par lequel il lui aurait cédé à une valeur très en dessous du marché les droits de diffusion télévisée ans la région des Mondiaux 2010 et 2014. Apparemment largement sous-évalué, ce contrat aurait permis à Warner de réaliser de confortables bénéfices lors de revente de ces droits de diffusion.

source : Essor

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