Ligue des champions d’Europe : BARCELONE, SUAREZ ENCORE DECISIF

 barcelone joueurs xavi pedro messi manifestationUne bronca au moment de l’hymne de la Ligue des champions pour lancer ce sommet hispanique. Puis 25 minutes de résistance ultra-intelligente de la part de l’Atlético de Madrid, jusqu’au but de Fernando Torres, parfaitement lancé par Koke (0-1, 25e). Griezmann tente de doubler la mise, mais Ter Stegen sauve son équipe (32e). Au contraire, c’est le héros Torres qui va abandonner prématurément ses équipiers, suite à deux fautes stupides et autant de cartons jaunes (36e). Logiquement, au retour des vestiaires, un véritable siège s’organise sur les buts d’Oblak. Messi tente le retourné (50e), Neymar touche la barre (51e), alors Suarez s’y met. Une reprise à bout portant (63e) puis une tête au fond des filets (74e) permettent au Barca de prendre l’avantage. Une victoire méritée : en seconde période, le Barca a eu 78 % de possession de balle. Monstrueux. Et suffisant pour se qualifier la semaine prochaine au Vicente-Calderon ? En marquant à la 25e, Torres a mis fin à deux ans sans marquer en Ligue des champions. La dernière fois, c’était avec Chelsea, en demi-finale contre… l’Atlético. Malheureusement pour les Colchoneros, Fernando Torres a réussi ce soir une performance moins glorieuse : être le premier joueur à marquer et se faire expulser dans la même mi-temps. Rédhibitoire face à un Barca de ce niveau. Luiz Suarez lui, a encore dégainé. Deux fois. Ce qui porte son total en Ligue des champions à huit buts, à la hauteur de Lewandowski (Bayern Munich) mais encore loin de de Cristiano Ronaldo (13 avant le match d’hier contre Wolburg). Reste qu’au-delà de ses statistiques (45 buts en 45 matches cette saison), son activité incessante est autant un poison pour les défenses adverses qu’un cadeau pour son équipe. Ajoutez à ça une justesse technique rare (David Luiz s’en souvient), et vous obtenez l’un des tous meilleurs avant-centre du monde, avec Agüero, Lewandowski, Benzema ou Ibrahimovic. L’un d’eux devrait d’ailleurs soulever la coupe aux grandes oreilles. El Pistolero donc décisif… en seconde mi-temps. Car, en première période, Suarez et ses coéquipiers de l’attaque ont balbutié leur jeu, ne cadrant pas une seule frappe. En revanche, dès que les espaces se sont ouverts, tout leur est devenu plus facile. Seul Neymar est resté en dedans. Mais, quand il y a Iniesta, est-ce bien important ? Derrière, Piqué n’est pas sans reproche sur le but de Torres. Un geste de buteur pour El Nino, comme ses malheureuses fautes d’attaquant qui ont mené à son expulsion. Griezmann a livré un gros match sans être décisif, Carrasco a bien changé depuis son époque marseillaise, de même que Koke, impressionnant. Derrière, la défense menée par Godin et Juanfran a été brillante, mais le Barca était trop fort. Encore une fois, Luis Enrique a dominé Diego Simeone dans son duel d’entraîneurs. L’avantage avec les quarts de finale, c’est de ne pas attendre longtemps entre deux matches : le retour se joue au Vicente-Calderon dans huit jours (mercredi prochain à 18hh45). D’ici là, le Barca ira défier une Real Sociedad ciblée par l’affaire des Panama Papers (samedi, ndlr), tandis que l’Atlético retournera à Barcelone, pour y affronter l’Espanyol. Dans l’autre match du jour, le Bayern Munich a assuré le service minimum à l’Allianz Arena face à Benfica Lisbonne (1-0, but du Chilien Arturo Vidal). Après ce but matinal (2è), les Munichois ont certes eu d’autres occasions en première période mais ils ont aussi tremblé, souvent sauvés par l’inévitable portier Manuel Neuer. Bien sûr, les Bavarois n’ont pas encaissé de but, et si ils marquent à Lisbonne, ils seront en position idéale. Mais rien n’est fait et les protégés de Pep Guardiola attendaient bien mieux à la maison, contre un adversaire qui domine le championnat portugais mais qui semblait largement à leur portée sur le papier.

 

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