Le 1er avril 2006, Zinedine Zidane jouait son dernier Clasico… Avec Sergio Ramos et Andres Iniesta

C’était il y a dix ans… et un jour. Le 1er avril 2006,Zinedine Zidaneparticipait à son dernier Clasico en tant que joueur. Le 2 avril 2016, il y sera pour la première fois en tant qu’entraîneur du Real Madrid. Une décénnie plus tard, mais beaucoup de similitudes.

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En prélude, un tifo géant rouge et bleu, avec écrit “Siempre Barça” (“Le Barça pour toujours“) orne le Nou Camp dans toute sa largueur, et sa splendeur.

Sur la pelouse entrent les rivaux historiques qui vont se disputer le 232ème Clasico de l’histoire : FC Barcelone – Real Madrid. Pour Zidane, il s’agit du douzième du nom. Le premier qu’il ait joué, c’était le 4 novembre 2001, le 221ème (remporté par les Merengues, 2-0).

Autour de lui, l’équipe des Galactiques : Iker Casillas- Cicinho, Sergio Ramos, Raúl Bravo, Roberto Carlos – David Beckham, Guti, Julio Baptista – Robinho, Ronaldo (coach : Juan Ramón López Caro).

Côté Catalan, les prémices de l’équipe qui dominera le football quelques années plus tard sont déjà là. Víctor Valdés- Carles Puyol, Oleguer, Thiago Motta, Giovanni van Bronckhorst  – Mark van Bommel, Andrés Iniesta, Deco, Henrik Larsson – Samuel Eto’o, Ronaldinho (coach : Frank Rijkaard).

Depuis deux ans, les Blaugrana redominent le football espagnol avec un titre de Champion décroché l’année précédente, un deuxième de suite qui leur tend les bras, et un jeu léché qui fait chavirer les coeurs des amateurs du beau jeu. Mais le FCB a eu un mois de mars compliqué, 2 victoires en 5 matches toutes compétitions confondues. Même statistique pour le Real Madrid, qui est déjà éliminé de la C1, et a subi une humiliation deux mois auparavant en demi-finale de la Copa del Rey (défaite à Saragosse 6-1 à l’aller).

Quant à Zizou, il vit une dernière saison compliquée. Moins décisif, moins percutant, le Français est critiqué et est considéré comme trop vieux. A deux mois du Mondial en Allemagne, on s’inquiète par rapport à son âge (33 ans, bientôt 34). Mais les Madrilènes n’ont pas le choix, s’ils veulent encore espérer un titre (et ne pas vivre une deuxième saison blanche, une hérésie), ils doivent s’imposer. Mieux, ils sont dans l’obligation de faire oublier l’affront subi à l’aller à Santiago Bernabéu (victoire barcelonaise 3-0, avec un récital de Ronaldinho, applaudi par le public local, comme Iniesta dix ans après lui).

Le Brésil buteur(s)

Le match est âpre, tendu, le Barça domine, mais le Real impose une solide résistance physique. Jusqu’à la 21ème minute.

Roberto Carlos fait tomber Mark Van Bommel dans la surface de réparation. Le contact est litigieux, mais le meilleur arbitre espagnol de l’époque, Luis Medina Cantalejo, siffle pénalty. Le numéro 10 des Bleus s’avance vers l’arbitre, et lui dit “Se tira antes !“, comprenez “Il est tombé avant !” le contact avec le Brésilien. Difficile à juger au ralenti, cette sanction rend furieux les Madrilènes Guti et Roberto Carlos, avertis tour à tour d’un jaune. Ronaldinho trompe Casillas, le FCB est devant à la 22e (1-0).

Mais le latéral gauche du Brésil n’a toujours pas digéré la faute sifflée contre lui, et continue à protester. C’en est trop pour Cantalejo, qui expulse Roberto Carlos, avec un second carton jaune. La Maison Blanche jouera à dix le restant du match.

Mais comme si ce rouge avait requinqué les hommes de Lopez Caro, Ronaldo Nazario, hérite d’un ballon sur la droite, l’emmène, dépose la défense catalane, et envoie d’un subtil piqué le ballon dans les filets opposés de Victor Valdès. Le doigt d’Il Fenomeno agite la colère du Nou Camp (1-1, 34e).

Pas mal d’avertissements (huit cartons dont sept jaunes, et un rouge, cinq pour le Real), une rencontre très sérrée, les arrêts de Casillas qui se multiplient, mais finalement un score de parité à la fin du temps réglementaire. Zinedine Zidane, sur ses douze Clasicos en aura remporté quatre, perdu trois, et fait cinq nuls.

49 jours plus tard, Zizou joue son dernier match avec le Real Madrid, contre le FC Séville. 2 mois plus tard, le dernier tout court, en finale de la Coupe du monde. Le Barça, aura, lui entre-temps, remporté la Ligue des champions à Paris, la deuxième de son histoire. Le début d’une génération qui écrasera tout sur son passage, avec l’avènement d’un absent du soir, Lionel Messi.

10 ans après, presque jour pour jour, Iniesta et Sergio Ramos sont les deux seuls “survivants”, il y a toujours un Ronaldo sur le terrain, et le Marseillais retrouvera le parfum du Clasico, mais cette fois, c’est lui qui tient les rênes de son tant aimé Real.

Source: Yahoo

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