La pétanque se porte bien en Afrique

La variante provençale du jeu de boules a gagné la terre entière. Elle est notamment passée en Afrique où sa fédération internationale compte 23 pays membres, presque tous francophones.

Jusque début mai 2019, on comptait 23 pays africains membres de la Fédération internationale de pétanque et de jeu provençal (FIPJP) par l’intermédiaire de la Confédération africaine sports boules (CASB) : l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Egypte, le Gabon, la Guinée, la Libye, Madagascar, le Mali, le Maroc, Maurice, la Mauritanie, le Niger, l’Ouganda, le Sénégal, les Seychelles, le Tchad, la Tunisie.

A cette date, 15 d’entre eux (la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Burkina Faso, Madagascar, l’Ile Maurice, les Comores, les Seychelles, le Gabon, le Sénégal, l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Mali, le Niger et Djibouti) ont décidé de créer une Confédération africaine de pétanque, rapporte le site francsjeux.com. Motif : les présidents des fédérations de ces pays jugent “la gouvernance du Béninois Idrissou Ibrahima, l’actuel président de la CASB, (…) autoritaire et peu démocratique”.

L’Afrique à l’honneur dans les compétitions internationales

Au-delà de ces problèmes institutionnels, la pétanque africaine, au vu de ses résultats dans les compétitions internationales, a l’air d’être plutôt en forme.

Lors des derniers championnats du monde qui se sont déroulés à Almeria (Espagne) du 2 au 5 mai 2019, la Tunisie a emporté l’épreuve single chez les femmes (le Maroc, second pays africain de l’épreuve, se classe 16e). Pour les doublettes, la Tunisie est 7e. Chez les hommes, Maurice se classe 2e du single (le Maroc et le Sénégal sont respectivement 4e et 5e). Madagascar figure au 5e rang des doublettes. Dernière épreuve, les doublettes Mix : là, Maurice se distingue à nouveau et figure 4e au classement.

Détail qui n’en est pas un : les prochains mondiaux auront lieu en 2022 au Bénin. A cet effet, “le pays compte construire un boulodrome”, annonce le site africatopsports.com.

“Sport orphelin”

Le jeu de boules est arrivé en Afrique avec les colons français. Les Africains en étaient apparemment exclus. “J’ai découvert la pétanque au Cameroun quand j’étais petit. C’était du temps de la colonisation. Je regardais les Européens jouer aux boules”, raconte un Africain cité par Slate.

Aujourd’hui, le jeu de boules est surtout pratiqué dans la partie francophone du continent, comme on le constate au vu des pays qui composent (ou composaient) la CASB. Tous les jours, l’on peut ainsi voir des boulistes s’adonner à leur passion sur les trottoirs de Williamsville, quartier d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Il est difficile de trouver un chiffre sur le nombre de joueurs potentiels sur le continent. On sait cependant qu’en 2011, les fédérations algérienne et marocaine comptaient parmi les plus grosses au monde, avec plus de 10 000 licenciés !

Pour autant, la pétanque manque de reconnaissance sur le continent. C’est “un sport orphelin”, estime le président contesté de la CASB, cité par Slate. Son développement “est limité par le coût élevé des boules elles-mêmes, qui viennent de l’extérieur”, précise Slate. Le jeu de boules est surtout confronté “à la concurrence du sport roi du continent : le football”. Le foot, sport mondialisé par excellence, qui a partout la faveur des autorités et des sponsors.

Source: francetvinfo

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