Fédération malienne de football : Rendons à César ce qui lui appartient !

La crise imposée pendant l’année phare de notre sport roi national dépasse les bornes. Une crise inventée qui n’a aucun lien avec le développement du football, qui a pour objectif de maintenir une psychose et la défense de l’intérêt personnel au détriment du football. Malgré tout, Baba fait du bon boulot.

 Boubacar Baba Diarra president femafoot

 

Depuis sa prise de fonction en novembre 2013, Boubacar Baba Diarra fait l’objet de critique et d’attaques ciblées  à travers les médias nationaux. L’objectif premier est de tordre la main au président de la Femafoot à distribuer de l’argent du football à des personnes qui ont opté de vivre du football. A l’opposé, Boubacar Baba Diarra, président de la Fédération malienne de football, reste intraitable sur sa logique: l’argent du football ne servira qu’au développement du football. Il a exprimé cette volonté par des actes concrets allant dans le sens du développement du sport roi national à travers le gazonnage et l’électrification des stades municipaux et terrains de nos clubs de L1.

Les résultats obtenus par son bureau sont reconnus par les instances continentales, mondiales et même les observateurs du football africain. Il a récolté  de bons résultats (trophée du chan U17, médaille de bronze au mondial U20 de Nouvelle-Zélande 2015, demi-finaliste du Chan U20 2015, qualifiée pour la phase finale des Chan U23 de Sénégal 2015 et au mondial U17 de Chili 2015).    Des questions taraudent les esprits : Que veulent alors ces gens là ? Est-ce qu’ils sont des  patriotes ?

Par ailleurs, ces frondeurs animés de mauvaise foi,  troublent l’ordre public aux vu et au su de tous. L’Etat doit prendre ses responsabilités pour barrer la route à ces personnes minables qui n’aspirent qu’à leur intérêt crotté. Le pire est à venir. Les contestateurs envisagent de diviser le monde du football en deux avec la mise en place prochaine d’un bureau parallèle, à l’occasion de leur 2e assemblée générale, prévue le 30 août 2015, après celle du 10 janvier 2015, qui a été ajournée par la FIFA.

Les raisons de la contestation

Elles sont multiples : certains pensent qu’ils sont nés pour gouverner seulement, la non distribution de l’argent du football aux responsables du football, l’application des textes de la Femafoot, la suspension de certains membres du comité exécutif, la digestion de la défaite de l’assemblée générale ordinaire de la Fémafoot du 8 octobre 2013 par certains dissidents du bureau de feu HamadounKolado Cissé, le redéploiement de Boubacar Monzon Traoré, président sortant de la ligue de Bamako et les manœuvres d’une main invisible qui confond le football à d’autres disciplines. Ajoutons que cette assemblée générale extraordinaire, provoquée sans la majorité simple ne peut qu’enfoncer le clou. Car, ils seront en possession de plusieurs patates chaudes entre les mains en même temps, après avoir eu les avertissements de la FIFA.

On attend les cartons de l’Etat malien à l’endroit des fautifs de cet acte ignoble qui n’a pour vocation que d’intimider le président de la Fédération à travailler dans la quiétude, gage de tout développement. Et à chaque fois, leurs téméraires actes interviennent à l’orée d’un rendez-vous crucial de l’équipe fanion du Mali (CAN 2015, éliminatoires CAN 2017). Face à cette situation on note le laxisme du chef du département des Sports qui est avec tous et avec personne.

Ce feuilleton permettra de comprendre si HousseyniAmionGuindo, ministre des Sports est vraiment compétent oui ou non. Il convient de dire qu’on a rarement enregistré de tels résultats chez un responsable de Fédération de football, en dépit de multiples bâtons dans les roues.

Finalement, il est temps qu’on rende à César ce qui appartient à César.

Affaire à suivre !                                         

Yacouba TANGARA

source : Le Prétoire

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