Désinformation et turpitudes médiatiques de Yéli Sissoko : La vérité sur la médisance sur la FIFA et la FEMAFOOT

Encore un petit tour et c’est reparti de plus belle ! Après l’assemblée générale extraordinaire de la FEMAFOOT, tenue le 29 novembre dernier à Sikasso, on aurait cru la hache de guerre en passe d’être enterrée pour le plus grand bonheur du public sportif malien du Sport Roi. Apparemment, il n’en est rien et Yéli SISSOKO, déjà révoqué de ses fonctions fédérales pour des motifs sur lesquels nous reviendrons, vient à nouveau de dégainer. En contradiction cette fois avec ses mentors, dont la plupart ont choisi de faire profil bas qui ont choisi de mettre balle à terre, dans une paix des braves.

siege femafoot

La FIFA accusée de détournement de fonds au Mali

Le cheval de bataille de Yéli ? Des accusations de détournement d’argent à l’encontre du bureau fédéral, notamment la subvention que la FIFA a accordée à la Fédération malienne de football. Déjà connu pour son hostilité viscérale à l’endroit de l’actuel comité exécutif, Yéli s’en prend vertement cette fois à la FIFA elle-même qu’il accuse sur le plateau de TV5 Afrique, rien moins, de complicité des ‘’détournements’’ de fonds dont la FEMAFOOT se serait rendue coupable. A l’appui, il avance le chiffre faramineux de 1,35 million US $, sur lesquels l’instance fédérale malienne n’aurait déclaré qu’environ 700 mille US $.

Passe encore  qu’on soit  au Mali abonné aux turpitudes financières, mais que la FIFA elle-même se laisse aller à couvrir des malversations, surtout en pleine campagne anti-corruption au sein de l’instance suprême du foot mondial et qui en a ébranlé le sommet, cela est une grosse couleuvre que Gianni INFANTINO et son équipe ne pourront ingurgiter et ne laisseront sûrement pas passer. En l’affirmant clairement et sans équivoque sur TV5 Monde, Yéli a nettement franchi le Rubicon de la médisance et l’affaire prend une tout autre tournure.

Au demeurant, si Yéli était sûr des montants avancés, il aurait dû brandir les documents comme il en a l’habitude et la justice aurait pu s’auto-saisir comme cela est permis pour en dénouer l’écheveau financier. Visiblement, à voir le silence assourdissant des autres membres du collectif des frondeurs sur le sujet, Yéli ne semble pas leur avoir rendu service. Dont acte !

Un ‘’expert’’ de la fuite en avant

Par ailleurs, relativement aux accusations financières de la fédération, on note que pourtant celle-ci a bien publié son rapport financier, distribué à tous les clubs et ligues du Mali. Sauf qu’ici, il y a une dénonciation sélective qui a toutes les apparences de la mauvaise foi. Et pour cause, quand par exemple, un confrère, sur instigation de Yéli, écrit dans son organe que le Comité exécutif, d’après l’auditeur, a traduit dans ses écritures comptables les dépenses initialement à la charge du département de tutelle des Sports, il omet de signaler que dans la phrase suivante, l’auditeur demande à la Fédération de réclamer à la tutelle le montant des sommes ayant servi au préfinancement, parce que le département a fait défaut dans ses obligations financières.

En clair, le Fédération était obligée de prendre à ses frais les obligations financières du Ministère des Sports (voyages des équipes nationales, les frais engagés pour l’élargissement du nombre des équipes engagées en championnat, à la suite de la médiation du Président de l’Assemblée nationale, des frais que Issiaka Sidibé avait promis de faire prendre en charge par l’Etat, etc.). La mise à disposition du Rapport financier de l’auditeur constitue tout de même une publicité et un gage de transparence. Yéli peut-il en dire autant de celui de la CANEF ? Car en effet, cette structure financière a sombré et disparu, jetant de nombreux pères de famille dans la rue, suite aux faux en écriture comptable d’un certain… Yéli SISSOKO. Toute chose ayant valu à Yéli de frôler les geôles de la République n’eussent été de providentielles interventions (encore…) et surtout l’interdiction de tout exercice de la comptabilité experte. Il est difficile, pour ce véritable pigiste auprès des cabinets d’expertise comptable qui ne figure même pas à l’ordre des experts comptables agréés du Mali, de donner des leçons de bonne gestion financière… question certainement de défaut d’expertise comptable !

Le fait est que ce ‘’Fouquier-Tinville’’ des Tropiques a choisi de fuir les débats qu’il ne cesse d’ouvrir. Et pour cause, les sessions du Comité exécutif de la FEMAFOOT, notamment les assemblées générales, étaient pourtant des instances indiquées pour Yéli et ses amis de mettre le doigt là où ils pensent que cela fait mal, en acceptant le débat contradictoire avec ceux-là qu’ils accusent en longueur de colonnes de journaux ou de plages radiophoniques. En choisissant systématiquement la politique de la chaise vide, Yéli et ses mentors sont à porte-à-faux avec l’opinion qu’ils ne cessent de manipuler, dans la mesure où Yéli lui-même assure sur TV5 Monde que c’est au sein de l’Assemblée générale qu’on peut mettre en accusation et démettre le Président de la FEMAFOOT.

Pourquoi ne pas saisir cette opportunité alors que s’est présentée l’occasion à plusieurs reprises ?

Nous y reviendrons.

Anthelme DEMBELE

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