Coupe de la confédération: Stade malien : Mêmes causes, mêmes effets ?

Une fois de plus, le Stade malien de Bamako cale aux portes des demi-finales de la coupe de la Confédération, ratant du coup son objectif de la saison, comme en 2012 et 2013. Quelles explications à ces éliminations répétées ? Notre analyse

joueur footbal equipe stade malien bamako tribune supporter

Tout comme en 2012 et en 2013, le Stade malien de Bamako a été éliminé des compétitions africaines sans avoir atteint aucun de ses objectifs prioritaires, à savoir la phase de poules de la ligue des champions, ou la finale de la coupe de la Confédération.

A la lumière de ces échecs répétés, le constat est amer, parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets. N’avons-nous pas tendance à dépasser le stade de multitudes questions, avec la mention « Retour à la case de départ » ? Les causes sont connues, les solutions ne dépendent que d’une petite dose de remise en cause à tous les niveaux du centre de pilotage du club. Oui, il faut se donner les moyens de ses ambitions en faisant des recrutements judicieux au niveau local et sous régional, faire appel à un technicien compétent. Mais aujourd’hui, s’il y a un problème crucial au Stade, c’est le mode de recrutement. Depuis dix ans, c’est le même scénario. Soit les joueurs recrutés ne sont pas bons, soit ils finissent par être des patates chaudes dans les mains des dirigeants compte tenu de leur statut juridique.

La politique de jeunes, nécessaire et indispensable pour un bel avenir bénéficie-t-elle d’une attention particulière de la part des dirigeants  du Stade ? Cela est indéniable et avéré, certes. Mais pour une vraie formation à la base, faudrait-il mettre les encadreurs dans les conditions maximales de travail.

Cette année le Stade malien de Bamako, pour l’une des rares fois, a bénéficié d’un calendrier favorable, voire idéal, pour accéder aux demi-finales dès les premières heures de la phase de poules. Mais hélas, l’équipe de Sotuba a commencé la compétition en dents de scie, avec une défaite à l’extérieur, un match nul à domicile, avant d’être accroché une fois de plus à Bamako. Même si elle avait auparavant suscité un espoir en allant s’imposer à Tunis. Sa défaite en match retour face à sa première victime a compromis ses chances de qualification.

Les plus attachants avanceront comme alibi à l’élimination du club, le départ inattendu des trois joueurs, Abdoulaye Sissoko, Moctar Mohamed  Cissé dit Soldat et Ismaël Koné. Mais la question est de savoir ce qui a été mis en place par les dirigeants depuis quatre ans  comme solution alternative à ce genre de situation?

Cette année encore, le Stade est champion. Et les dirigeants savent à quoi s’en tenir pour éviter au club, à ses supporters et aux fans du football malien les déboires d’éliminations répétées dans l’antichambre du bonheur.

 

  1. Roger Sissoko

Source: L’Aube

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.