CAN des cadets : Qualification des Aiglonnets maliens

A l’issue du dernier tour des éliminatoires de la CAN des cadets, les nôtres se sont brillamment qualifiées le week-end dernier à Addis Abeba. Ils ont confirmé le résultat du match aller en s’imposant par deux buts à un. 

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Avec la qualification des différentes équipes nationales de football, l’année 2016 a été sans nul doute celle de la performance pour notre sport roi. Les Aigles Messieurs et dames ont d’abord donné le ton, ensuite les juniors ont emboité le pas. Et enfin les cadets ont bouclé la boucle avec la meilleure des manières. Ils se sont imposés lors des deux manches. Pourtant sans leur présenté comme des victimes résignées, bon nombre d’observateurs se sont fats des soucis pour une éventuelle qualification des cadets maliens. Parce que les Ethiopiens avaient forcé leur admiration en écartant une nation de football, l’Egypte. Mais heureusement, les jeunots ont confirmé la  bonne image qui a toujours étiquetée  notre football de catégorie d’âge  pour avoir été vice-champion mondial en cadet et troisième mondial en junior. En citant par exemple Amadou Bass, Sory Ibrahim Touré, Mamoutou Kané dit Mourlé,N’Faly Kanté, Soumaïla Coulibaly, Boubacar Diarra dit Becken, Dramane Coulibaly dit Scifo, Bassala Touré, et autres ajoutées à ceux-là  les deux dernières générations de cadets et junior, on se rend compte que les différentes générations de catégories ont toutes laissé des tâches dans les annales du football malien  . Preuve que la formation à la base secrète des jeunes pousses qui constituent la sève nourricière des clubs d’élite.

Ce mérite revient d’une part aux différentes autorités  politiques pour leurs soutiens indéfectibles au football, et plus précisément celui des jeunes. Et d’autre part au département des Sports, maître d’œuvre de la politique nationale des sports qui fait une large promotion du football de base, et des jeunes.

Mais la palme sans conteste pour les bons résultats enregistrés ces trois dernières années  revient à la Fédération Malienne de Football (Femafoot). Structure chargée de la mise en œuvre, non seulement de la volonté politique, mais aussi des aspects organisationnels et techniques.  Parce qu’avec la grave crise qui a entaché notre football depuis janvier 2015, ce n’était pas évident que d’engranger tous ses résultats. Mais la fédération  a su maintenir cette dynamique de la promotion des jeunes. Nulle part l’équipe fédérale n’a laissé des failles, aussi bien du côté des juniors que des cadets. Ce mérite est reconnu est d’ailleurs reconnu par les plus hautes autorités du pays. Pour preuve le président de la république  ne manque aucune occasion pour rappeler les performances de notre football. Pas plus tard que dans son message à la nation, pour son quatrième anniversaire au pouvoir, IBK  a parlé de ces bons  résultats.

Certes des présidents Tiécoura Konaté à Hamadoun Kolado Cissé en pensant par Mamadou Aw, Cheick Hamala Siby, Ousmane Diarra, Cheick Oumar Diaara, Seydou Thiam, Sory Ibrahim Konandji, Amadou Diakité, Tidiane Niambelé, Salif Keïta, tous ont joué leur partition dans la promotion de notre football, mais l’histoire retiendra que le bureau fédéral dirigé par Boubacar Baba Diarra a réalisé le plus gros résultat en termes de trophées et places sur l’échiquier mondial . En plus des qualifications depuis son arrivée des différentes équipes nationales dans les différentes CAN,  sauf en 2015 où les dames ont été recalées, le bureau fédéral  a aussi exécuté son programme d’investissement avec l’appui de la CAF et de la FIFA. Ce programme concernait le gazonnage des terrains de football de Sabana de Mopti, de l’as Bakaridjan de Ségou, de l’Us Kita, l’électrification des terrains d’entrainement du Djoliba, du Stade malien de Bamako, des Onze Créateurs, de l’as Police, de l’USFAS, celle de Koulikoro est en cours. Les régions du nord sont aussi concernées par ce vaste programme, mais c’est le gazon artificiel qui y sera fait. Pour Tombouctou  c’est déjà fini, les travaux sont en cours à Gao, et après ce sera le tour de Kidal.

La seule fausse note du mandat a été sans nul doute cette crise dont les conséquences ont répercuté sur l’environnement du football malien. Une crise qu’on pouvait à juste titre éviter si les différents acteurs avaient accepté de se parler, de se faire des concessions. Mais aussi le département des sports avait pris ses responsabilités.

Roger Sissoko

 

Source : L’ Aube
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