Brésil : la première journée de mobilisation anti-Mondial fait un flop

La première journée de mobilisation anti-Mondial convoquée dans 36 villes duBrésil par le mouvement contestataire Anonymous s’est achevée dans la violence à Sao Paulo, samedi 25 janvier, mais n’a pas réussi à mobiliser plus que quelques milliers de manifestants à travers le pays.

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Lancé sous le mot d’ordre « la Coupe du monde n’aura pas lieu », ces manifestations étaient considérées comme un premier test de l’humeur sociale du pays, ébranlé par une fronde sociale historique en juin 2013. A moins de cinq mois du coup d’envoi du Mondial de football, la plus importante manifestation a rassemblé à Sao Paulo plus de 2 000 personnes.

Elle s’est terminée dans la violence lorsque plusieurs manifestants se sont détachés du cortège et ont affronté les forces de la police. Au moins un véhicule a été incendié et des magasins et une agence bancaire ont été vandalisés. Près de trente personnes ont été arrêtées à Sao Paulo, selon les médias locaux, qui ont rapporté la présence de membres du groupe anarchiste « Black Bloc », connu pour ses actions violentes.

A Rio de Janeiro, environ deux cents manifestants – pour presque autant de journalistes et le double de policiers –, ont protesté devant le Copacabana Palace, où sera logée la Fifa pendant le Mondial. Ailleurs, la mobilisation a également été très faible, comme à Recife et Goiania où les manifestations ont rassemblé chacune une centaine de personnes.

DÉPENSER DANS LES SERVICES PUBLICS

Les organisateurs ont repris les slogans de la fronde sociale de juin 2013. Ils réclament des investissements massifs dans des services publics précaires – transports, santé, éducation – et dénoncent les dépenses colossales investies dans l’organisation du Mondial.

« Passe Livre », le mouvement pour les transports publics gratuits qui avait mis le feu aux poudres l’an dernier avec une manifestation à Sao Paulo contre la hausse du prix du ticket de bus, avait indiqué vendredi son soutien aux manifestations tout en précisant qu’il n’y participerait pas.

Après juin, les manifestations se sont poursuivies à Rio et Janeiro et Sao Paulo pendant l’automne. Mais elles ont peu à peu perdu en intensité, en même temps qu’elles se radicalisaient, dégénérant en affrontements systématiques entre militants anarchistes et police militaire, avant de s’éteindre peu à peu.

SOURCE / LEMONDE

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