Athlétisme : GENZEBE DIBABA EFFACE UN RECORD VIEUX DE 22 ANS

L’Ethiopienne Genzebe Dibaba a établi un nouveau record du monde du 1500 m dames en 3 min 50 sec 07/100è, vendredi à Monaco lors de la 10è étape de la Ligue de diamant d’athlétisme.

 

30th Running Of The Carlsbad 5000 L’ancien record, longtemps jugé inaccessible et établi le 11 septembre 1993, était la propriété de la Chinoise Qu Yunxia (3:50.46). Double championne du monde en salle (1500/3000 m), Genzebe Dibaba accede ainsi, à 24 ans, à la notoriété planétaire.  Le 8 juillet, à Barcelone, elle avait déjà annoncé sa grande forme en signant 3 min 54 sec 11/100è, le meilleur chrono mondial depuis 1997. Soit quatre jours seulement après avoir gagné le 5000 m à Paris, en 14 min 15 sec 41, en prenant le meilleur sur sa compatriot Almaz Ayana (14:21.97). Les deux jeunes femmes étaient à la poursuite du record du monde (14:11.15), établi le 6 juin 2008 à Oslo par Tirunesh Dibaba, une des soeurs de Genzebe.
Un mois plus tôt, à Oslo, Genzebe avait nettement échoué (14:21.29) à améliorer la marque. Chez les Dibaba, de Bekoji, lieu culte de l’athlétisme éthiopien, on court comme on respire. En effet, l’aînée Eyegayehu avait récolté une médaille olympique et deux podiums aux Mondiaux sur piste. Tirunesh, également irrésistible en cross, a glané huit médailles d’or sur 5.000 et 10.000 m entre Jeux olympiques (trois) et Mondiaux (cinq). Plus rapide que Tirunesh, qui a fait l’impasse sur 2015 pour donner naissance à un enfant, Genzebe devrait bientôt succéder à sa célèbre soeur dans le livre des records du monde. Elle qui détient déjà les records du 1500 (3:55.17) et du 5000 m (14.18.86) en salle.

Tour de France : L’éQUIPE AFRICAINE MAGNIFIE LE “MANDELA DAY”
à l’impossible nul n’est tenu. Et c’est la petite équipe sud-africaine MTN-Qhubeka qui a raflé le gros lot, le jour du «Mandela Day» avec Stephen Cummings en «guest star». Les sourires des Erythréens Daniel Teklehaimanot, Maillot à pois la première semaine, et Merhawi Kudus en disaient long sur cette victoire symbolique. Avec cette victoire d’étape, l’équipe africaine du tour a rendu un bel hommage à feu Nelson Mandela. MTN-Qhubeka était arrivée sur la pointe des pieds durant cette 102è édition, invitée par l’organisateur. Christopher Froome, qui s’entraîne en Afrique du Sud tous les hivers, a largement salué cette victoire. «Je ne réalise pas vraiment ce qui m’arrive. J’ai gagné une étape au Tour d’Espagne et j’espérais que ça m’arriverait ici, raconte le vainqueur du jour. Avec cette équipe, je savais que je pourrais avoir un rôle d’électron libre et que j’aurais ma chance de chasser une étape. Ce matin on nous a motivés en nous disant que c’était le «Mandela Day». Par chance j’ai très bien joué ».
Cummings, qui connaissait la montée pour l’avoir faite durant Paris-Nice en 2010, a pris le dernier virage à fond grâce à l’expérience de la piste. «Peut-être que les autres coureurs m’ont sous-estimé. Mais c’est le Tour de France et chacun peut tenter sa chance», concède-t-il. Ce qui fait dire au Français Pierrick Fedrigo (Bretagne-Séché environnement) que «tout est possible» sur la plus grande course cycliste du monde. Sauf peut-être pour Romain Bardet, qui a passé la ligne en troisième position devant François Hollande. Alors qu’il était seul en tête dans les trois derniers kilomètres, le coureur de la formation AG2R La Mondiale a vu son jour de gloire s’envoler. Au bord des larmes, la voix tremblante, il a eu besoin d’un peu de temps avant de répondre à la meute de journalistes qui l’attendait.
«Je suis écœuré. Rater une victoire d’étape comme ça… Je ne sais pas quoi dire. Je me voyais gagner et Thibaut (Pinot) (FDJ) me revient dessus et je commence à être dans le dur. Cummings nous reprend, passe dans le dernier virage et c’est fini. On a tous les deux raté notre Tour et cela aurait été bien qu’un des deux gagne l’étape». Il reste encore les Alpes pour les deux grimpeurs français. MTN-Qhubeka a pour sa part largement réussi son Tour.

source : L ‘ Essor

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