Voyage de plaidoyer des religieux maliens en Europe : Cheich Soufi Bilal dénonce le flou entretenu autour de l’initiative

Le guide de la communauté des soufis du Mali, Cheich Soufi Bilal Diallo, a rencontré la presse, hier pour aborder certaines préoccupations : le festival Maouloud 2015, l’affaire “Charlie Hebdo” qui a défrayé la chronique à travers la planète, la crise à Gao et le voyage de certains leaders religieux en Europe.

 El Hadj Cheik Soufi Billal DIALLO

Sur le premier point, Cheick Soufi Bilal a dit toute sa satisfaction quant à la réussite de l’évènement dont le budget a été estimé à 42 millions de fcfa par la communication d’organisation. Le guide de la communauté des Soufis a par la même occasion remercié le président de la République Ibrahim Bobacar Kéïta et certains membres du Gouvernement pour leur assistance. Le conférencier a cité le Ministère des Sports, le Ministère des Affaires Religieuses et du Culte, le Ministère de la Réconciliation.

Sur l’affaire « Charlie Hebdo« , le conférencier a eu plus de retenue: “c’est un signe annonciateur du déclin des puissances du monde. Il y a du positif pour la religion”, s’est-il contenté de dire en rappelant que l’islam est une religion de tolérance.

Pour ce qui est de la situation à Gao, Cheick Soufi Bilal a dit qu’elle est inacceptable. Il a par la même occasion interpellé le Gouvernement à prendre ses responsabilités par une reconnaissance aux manifestants qui ont été tués. “L’Etat du Mali doit être attentif aux victimes de Gao”, a plaidé le guide de la communauté des Soufis.

Sur la mission des membres de la société civile en Europe, le conférencier a été formel : “il n’y a pas eu de communication autour de cette mission”, a déclaré Cheick Soufi Bilal, qui a par ailleurs salué l’esprit de la démarche. A en croire le conférencier, il y a un flou autour de cette mission à l’étranger. “Nous pensons qu’il fallait se concerter avant de choisir les membres de la délégation”, a déclaré Soufi Bilal qui dénonce le caractère tout azimut de la mission conduite par une poignée de personnalités dont le président du Haut Conseil Islamique (Hci) Mahamoud Dicko, Haïdara de Ansar-dine, Macky Ba du Groupement des leaders religieux pour ne citer que ces différentes personnalités. On apprend que le Conseil national de la société civile a été ignoré dans cette mission. Pourquoi ?

Laya DIARRA

 

Source: Soir de Bamako

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