Un français assassiné à Hamdallaye ACI : Le récit d’un drame au cœur de Bamako

Dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 novembre, un ressortissant français résidant à Hamdallaye ACI, précisément dernière l’hôtel Résidence Bouna, a été froidement abattu par deux hommes armés peu avant 3heures. Comment ce crime a-t-il été perpétré ? Qui est la victime ? Et les auteurs de cet acte crapuleux. L’Aube a enquêté.

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Revenant d’une sortie nocturne au-delà de 2h du matin, Jérôme aurait été abordé, au moment où il s’apprêtait à immobiliser sa voiture devant le garage de son domicile par les deux bandits qui étaient sur une moto Jakarta.

Apparemment, les voleurs avaient l’intention d’emporter le véhicule de la victime. Selon les témoignages recueillis sur place, le Français aurait opposé une forte résistance à ses agresseurs, qui n’ont eu d’autre choix que de le fusiller à bout portant, logeant une balle entre ses yeux. Son gardien présent n’a pu intervenir. Sans doute qu’il n’était pas armé. Après le coup de feu fatal qui a alerté le voisinage, une dame (qui vivait avec la victime) était au bord de la crise de nerf. Elle criait sans cesse, avant de s’effondrer.

Les deux individus, une fois le coup parti, ont pris la poudre d’escampette, abandonnant sur les lieux non seulement la voiture (qu’ils n’ont même pas fouillée) et un coupe- coupe, mais aussi et surtout, leur moto. Ils ont donc fui à pied. Les forces de sécurité sont arrivées plus tard afin de procéder aux premiers constats d’usage. Aussi, plusieurs commissariats de la capitale ainsi que des autres forces de sécurité (gendarmerie et garde) ont été mobilisées pour remettre la main sur les auteurs de ce crime.

Ce énième acte crapuleux au cœur de Bamako est révélateur du climat d’insécurité qui gagne la capitale et ses environs. Que l’on soit à pied, sur moto ou en voiture, on est à la merci des vagabonds qui opèrent sans crainte, ni pression, et à n’importe quel moment de la journée.

Dans toute politique de lutte contre l’insécurité, notamment le grand banditisme, les moyens et les actions doivent être axés sur les grandes villes, particulièrement les capitales. Mais, jusque-là, Bamako est livrée à la loi des bandits alors qu’elle est encore loin du standing des grandes métropoles africaines et mondiales.

Mèmè Sanogo

SOURCE: L’Aube  du   24 nov 2014.
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