TOGUNA – agro – industrie : Le PDG en fuite !

Pis, ses employés se sont manifestés devant sa filiale de Sogoniko. Après son interpellation au pole économique, il a promis de ne plus se porter acquéreur de ses installations sises dans la zone aéroportuaire basées sur le domaine immobilier de l’Etat classé d’utilité publique.

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Toguna, un bâtisseur – développeur ?

 Dans le souci de répondre aux besoins des producteurs agricoles maliens et sous – régionaux, la société a procédé, il y a quelque temps, une cérémonie de remise de trophée et de prix à des acteurs du monde agricole malien, ivoirien et burkinabé, en présence des membres du gouvernement, de Bakary Togola, président de l’APCAM, de Jeamille Bittar, ancien président de la CCIM et actuel président du Conseil économique, social et culturel.

 Pour les partisans de Nantoumé, depuis la création de TOGUNA – agro – industrie, en 2007, la société n’a cessé de s’affirmer sur la scène nationale et internationale dans le cadre de la fabrication et de la distribution des intrants agricoles et de participer activement à la croissance des revenus des paysans à travers la sécurisation des approvisionnements en intrants agricoles à moindre coût dans un esprit de partage à la mesure des moyens des cultivateurs.

Pour le PDG de Toguna Seydou Nantoumé, le développement agricole est un atout inestimable dont disposent les Etats africains en vue d’atteindre leur souveraineté alimentaire. On se rappelle que lors de cette cérémonie, 42 personnes ont reçu des tracteurs, motos, motoculteurs, charrue, etc.

 

L’arbre cache la forêt

 Pourtant, des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer les pratiques mafieuses ayant pignon sur rue à TOGUNA. Le PDG de TOGUNA a chassé les paysans de leurs parcelles de cultures quand bien même il prétend défendre l’agriculture. Chaque jour qui passe apporte son lot de mélancolie. Outre les travailleurs qui réclament leurs droits, TOGUNA est en délicatesse avec les autorités et surtout avec les paysans de la zone aéroportuaire.

Dans cette zone, l’Etat a sévi méchamment contre ses propres populations dans cet espace vital pour nos braves populations installées là bien avant l’érection de l’Aéroport sur son site actuel. Quel mépris envers son propre peuple ! Le combat semble inégal car il s’agit de se battre contre la puissance publique qu’est l’Etat.

Pour sa boulimie des terres, Nantoumé à travers des cadres malhonnêtes, chasse les humbles populations de leurs logis. Les débats sur l’occupation illicite du domaine aéroportuaire constituent l’actualité dominante au Mali. La cause est connue : le Malien n’excelle que lorsqu’il s’agit de questions de parcelle. Des cadres de l’Etat ont déclaré sur la chaîne mère l’ORTM lors d’un débat organisé par Niasa que les parcelles dans la zone aéroportuaire sont classées domaines publics c’est-à-dire appartenant au gouvernement. Il s’agit d’Oumarou Konaté (ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales), de Cheik Oumar Tall (responsable du contentieux des aéroports), de Mme Sanogo Tènè Issabré, ancienne directrice générale de l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC), et de Famory Kéita représentant le ministère des Domaines. Question : pourquoi alors lesdites parcelles ont été cédées à Nantoumé et Petit Barou ?

Au Mali, tout se décrète, sinon chacun sait que les terres appartiennent à l’Etat. Des villages entiers ont été déplacés pour des raisons d’exploitations minières. Cela est bien légitime, mais les sociétés minières se sont investies pour non seulement dédommager les populations mais loger les familles touchées par les effets collatéraux d’un tel acte.

Dans le cas de la zone aéroportuaire, le MCA – Mali a agi dans la légalité et la légitimité. Il est regrettable que la commission mise en place par l’Etat ait décidé de sévir et de spolier les paysans de leurs biens et de brimer le peuple. Il faut éviter les excès et l’abus du pouvoir.

Aujourd’hui, les paysans sont sur le qui vive. On a vu des vieilles personnes pleurer à chaudes larmes parce qu’on veut les déloger sans leur montrer des parcelles de rechange.

Revenons au cas de Seydou  Nantoumé qui possède à lui seul entre 20 et 35 hectares dans la zone aéroportuaire. Malgré l’interdiction à lui faite de construire sur le site, les travaux continuent. Sommers -nous en présence d’un Etat irresponsable incapable de se faire respecter ? Le pole économique doit savoir que le peuple le tient à l’œil dans cette affaire.

Issiak Sidibé

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