Sikasso : Validation de deux études du projet gestion durable des terres
 et des eaux

Un atelier de validation de deux rapports d’études portant sur la capitalisation des connaissances techniques et les technologies de gestion durable des terres et des eaux dans les bassins de production de céréales sèches dans les régions de Sikasso et de Mopti, a regroupé du 20 au 22 juin dans la capitale du Kénédougou, plusieurs responsables du département en charge de l’environnement, les autorités administratives et les services techniques des régions de Sikasso et de Mopti ainsi que les représentants du PNUD.

monument bienvenue KENEDOUGOU Sikasso
Organisé par le ministère de l’Environnement de l’Assainissement et du Développement durable en partenariat avec le PNUD, cet atelier visait à analyser les bonnes pratiques de gestion durable des terres et des eaux, discuter le contenu détaillé des rapports d’études, formuler des suggestions et recommandations en vue de l’amélioration du rapport d’études sur la capitalisation des bonnes pratiques.
Concernant le rapport d’études sur la situation de référence, il s’agissait pour les participants, de vérifier que les valeurs des cibles du projet ont été déterminées et de formuler des recommandations en vue d’une meilleure redevabilité de l’ensemble des parties prenantes impliquées dans le dispositif de suivi/évaluation du projet.
La représentante du PNUD, Mme Aïda M’Bo Kéïta a relevé qu’au Mali, les terres sont en continuelle dégradation suite à la pression démographique sans cesse galopante sur des terres qui ne sont pas extensibles. Selon elle, avec cette dégradation des ressources naturelles, les régions de Sikasso et de Mopti ont enregistré des perturbations au niveau de la production agricole et du climat dans des régions qui jadis constituaient les greniers du pays. Convaincue qu’une bonne gestion des terres doit nécessairement impliquer les communautés locales et être  intégrée dans un contexte de développement global des deux régions, Mme Aïda M’Bo Kéita a réitéré toute la disponibilité du PNUD à accompagner ce projet de gestion durable des terres et des eaux.
Le représentant du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Aboubacar Diabaté a remercié l’ensemble des participants venus des deux régions avant de souligner l’importance de cet atelier qui offre l’occasion d’établir dans un esprit de responsabilité partagée, la situation de référence du projet en matière de gestion durable des terres, et qui permettra également de valider le catalogue de bonnes pratiques de gestion des terres et des eaux.
Ce catalogue pourra devenir, selon lui, le bréviaire qui aidera les organisations paysannes, les ONG et les autres prestataires de service dans la promotion des bonnes pratiques de gestion durable des terres.
D’un coût de plus de 2 millions de dollars financés par le Fonds pour l’environnement mondial  (FEM) et le PNUD, le Projet de gestion durable des terres et des eaux (PGDTE) et l’appui environnemental au PAPAM, figurent dans les initiatives de restauration des terres de notre pays. Il vise à mieux outiller les producteurs dans la lutte contre la dégradation des terres de leurs champs. Il leur permettra également d’évaluer et de surveiller les différents impacts de la production agricole sur les systèmes naturels et les agro-systèmes dans les régions de Sikasso et de Mopti.
Le gouverneur de la région de Sikasso, Bougouzanga Coulibaly, s’est réjoui de l’organisation de cet atelier dans la région de Sikasso avant de rappeler que les systèmes de production doivent être adaptés aux technologies innovantes pour la pérennité de nos ressources naturelles. Il a enfin conseillé l’utilisation rationnelle des terres afin de satisfaire les besoins humains évolutifs.
Après la présentation des rapports d’études par les consultants, suivie de débats, les travaux ont été sanctionnés par des recommandations et suggestions allant dans le sens de l’amélioration des documents.
F. Diabaté
AMAP  Sikasso

Source : Essor

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