Sensibilisation contre le gaspillage de l’eau : les jeunes professionnels ciblent les étudiants

Dans le cadre de son plan d’activités triennal, l’Association des jeunes professionnels de l’eau et de l’assainissement du Mali (AJPEA), a initié, hier jeudi 20 décembre 2018 au Campus de la Faculté des sciences techniques (FAST) de Badalabougou, une journée de sensibilisation sur le gaspillage de l’eau potable à l’attention des jeunes étudiants. L’objectif est de promouvoir les principes et valeurs pour une gestion rationnelle et pérenne de l’eau potable en tant que bien commun.

La journée est placée sous le haut parrainage de Mme KONE Arkiya KONANDJI, conseillère juridique SOMAPEP-SA ; Modibo TRAORE, DCE à la SOMAPEP et Abdrahamane DEMBELE, conseiller du directeur général de la  SOMAGEP-SA.

A cette journée participaient également le président de l’AJPEA, Mohamed Hamadoum DICKO; Mme COULIBALY Fatim Hélène TRAORE, modératrice ; des étudiants et jeunes professionnels ; des partenaires, services et structures chargés de l’eau et de l’assainissement du Mali (SOMAPEP, SOMAGEP, REMAFPEA, CAEPHA CN CIEPA WATERAID), l’association des consommateurs, des élus, du CNOU, de l’AEEM, etc.

Selon son président, l’AJPEA est une initiative de l’Association africaine de l’eau, qui se veut une plateforme d’échanges, de partage d’idées, d’expériences et de connaissances pour les jeunes professionnels.

Cette journée, qui a pour thème «La sensibilisation des étudiants à une gestion responsable de l’eau», vise non seulement à informer et sensibiliser les jeunes étudiants aux valeurs liées à l’eau (valeurs et devoirs citoyens), mais aussi à partager des connaissances sur les éléments fondamentaux concernant l’eau, son utilisation et sa préservation, a expliqué M. DICKO.

La présente journée de sensibilisation, sur le gaspillage d’eau potable à l’attention des jeunes étudiants inscrite dans le cadre du plan d’activité triennal de l’AJPEA, vise à apporter son soutien à la gestion de ce bien commun.

Deux jeunes professionnels du secteur, Thierno SISSOKO et Aboubacar DIALLO, ont tenu en haleine l’assistance sur la desserte en eau potable au Mali et les bonnes pratiques à retenir pour éviter le gaspillage de l’eau.

En effet, rappellent les exposants, l’eau potable est un bien essentiel, dont personne ne peut se passer sans mettre sa vie en danger. Elle est reconnue internationalement comme étant un besoin fondamental (2ème Forum Mondial sur l’Eau, La Haye, 2000) et depuis, comme un droit fondamental (novembre 2002).

Afin que l’eau soit disponible pour tous, il est nécessaire d’adopter des règles communes pour assurer son partage équitable et veiller à son bon usage, soulignent les jeunes professionnels.

Pour ce faire, la première règle est que chacun doit pouvoir bénéficier de cette ressource. La seconde est que l’usage par les uns ne doit pas porter préjudice aux autres.

La pollution doit être évitée et le gaspillage est condamné. Les pouvoirs publics interviennent  pour soumettre toutes les utilisations de l’eau à des règles communes de bonne gestion.

Les organisateurs de la journée ont profité de l’occasion donner quelques gestes et conseils simples pour économiser l’eau. Il s’agit de ne pas laisser l’eau coulée inutilement ; d’arrêter l’eau pendant le brossage des dents et le savonnage des mains ; d’utiliser l’eau de rinçage des légumes pour arroser le jardin ; de faire les ablutions toujours avec les bouillards ; de réparer les fuites rapidement et enfin de signaler tout écoulement anormal à la SOMAGEP ou au responsable du site.

En cas de doute à la maison, il faut fermer tous les robinets de la maison et s’assurer qu’aucun appareil électroménager ne fonctionne, et ensuite relever les chiffres du compteur. Après trois heures, il faut procéder à un nouveau relevé du compteur et comparer avec le 1er relevé et s’il y a une différence, c’est qu’il y a une fuite d’eau au sein des installations. Les professionnels conseillent de faire réparer le plus rapidement possible la panne.

Selon les exposants, s’il est vrai que tout le monde a besoin de l’eau pour vivre, il est donc un devoir moral de participer à sa préservation. En guise d’illustration, on apprend ainsi que 20 000 m3 d’eau par mois sont utilisés dans les facultés de Bamako.

Les étudiants ont posé des questions d’éclaircissement et principalement sur la coloration de l’eau de robinet après une rupture dans la desserte. Des explications convaincantes leur ont été données par les exposants, appuyés par d’autres professionnels, notamment les mentors.    

Par Sékou CAMARA

Info-matin

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