Secret défense

Les 5 députés du parti Sadi n’ont pas voté la loi de programmation militaire. Le projet de loi a été adopté par les députés à l’Assemblée nationale. C’est un texte extrêmement important pour le devenir de notre armée nationale. Son adoption par les élus de la nation permet de réorganiser l’armée malienne et de la doter de moyens adéquats pour la défense notre territoire.

tieman hubert coulibaly udd

Le projet de loi a été défendu par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tièman Hubert Coulibaly, qui a bénéficié de l’appui de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, présidée par le fils du président de la République, l’Honorable Karim Kéita, saisie pour l’étude au fond de ce texte.

Mais les 5 députés de Sadi n’ont pas voté cette loi. D’après eux, elle comporte un chapitre intitulé secret défense, dont le contenu n’a pas été dévoilé aux députés. Alors que le Mali a signé beaucoup de documents de coopération militaire notamment avec la France, la Russie et d’autres pays.

Un cadeau empoisonné

L’Assemblée nationale a voté le statut de l’opposition le jeudi 19 février  2015, avec 140 pour et 7 contre. Les députés Sadi et deux députés RPM, Pr. Kalilou Wattara et un député de Sikasso sont ceux qui ont voté contre. Selon eux, on veut tordre le coup à la démocratie en voulant cantonner tous les partis politiques derrière un seul homme qu’ils appellent chef de file de l’opposition, avec une ligne budgétaire et un cabinet.

Les députés RPM n’ont pas compris le jeu qui consiste à faire de Soumaïla Cissé le dauphin d’IBK en le propulsant devant la scène ; et imaginez qu’on dise que Marine Le Pen soit chef de file de Sarkozy, Mélenchon, ou d’Eva Jolie, ou de Besançon en France, ou vice-versa. C’est juste une camisole de force qu’on fait porter à notre démocratie et cette loi est liberticide des opinions et elle permet juste à des anciens compagnons certainement complices quelque part de se tenir au respect au détriment des autres courants politiques.

Stèle des aviateurs

Chaque 6 février l’armée de l’Air fête son anniversaire c’est-à-dire la date de sa création. Cela fait 39 ans que l’armée de l’Air a été créée. C’était le 6 février 1976. C’est dans la plus grande discrétion que ce 39ème anniversaire de l’armée de l’Air a été célébré le 19 février 2015 au lieu du  6 février.

La cérémonie a été placée sous le signe de la méditation ; une stèle a été érigée en hommage aux aviateurs militaires tombés sur le champ de l’honneur. La stèle est frappée du sceau de l’armée de l’Air, avec les noms de 22 aviateurs qui sont morts lors des différentes missions qui sont aussi datées. Ça a été une vraie communion à la Base militaire de Bamako Sénou.

Quel État ? 

L’enfant terrible du parti Sadi avait titré «Le Mali un État voyou» ; même si on n’est pas dans un État voyou, il y a des questions qui méritent d’être posées, surtout quand l’État a du mal à se retrouver. La véritable machine pour donner l’élan nécessaire à l’administration malienne doit être la présidence de la République.

À la maison Mali, on se demande encore si les hommes choisis par le président IBK sont à la hauteur. Parce que l’administration malienne a du mal à donner confiance aux Maliens, après le temps de blocage avec Moussa Mara. La confiance est revenue avec l’arrivée de Modibo Keïta, pourvu que cela ne se limite pas à son nom et son aura, parce que tout porte à croire que le gouvernement n’a pas changé.

80% des membres sont restés, en plus des permutations et des passes sièges. Mais rien de concert ! Le vrai décollage sera amorcé lorsque le président de la République aura à ses côtés des hommes pour faire marcher le pays. Sans quoi les Maliens se demandent dans quel État ils sont.

Brouille à l’APEJ

Namory Mamby Keïta, secrétaire général du syndicat de l’Apej, a été enfermé au 14èmearrondissement de Bamako à l’ACI 2000, le jeudi 19 février 2015, sur décision de  la direction générale de l’Apej. Une décision de transfert serait à la base de son enferment. Selon la direction, il aurait refusé d’être transféré dans une autre localité au motif qu’il est secrétaire général du syndicat. Les travailleurs de leur côté dénoncent l’incompétence du directeur général de l’Apej. Lequel selon eux serait incapable de bien gérer la boîte. Ils demandent par conséquent sa démission.

Le bras de fer entre la direction générale de l’Apej et le personnel date de la nomination d’Amadou Cissé comme directeur général de l’Apej. Suite à la médiation du ministre Mahamane Baby, qui a écouté les deux parties, le secrétaire général Namory Mamby Keïta a été libéré par le 14ème arrondissement de commissariat de police de Bamako. Le ministre a alors demandé aux syndicalistes et à la direction générale de travailler la main dans la main.

4500 au lieu de  3000 jeunes

Tous les ans le stage de qualification de l’Apej recrute 3000 jeunes. Cette année, le président de la République a décidé d’augmenter ce chiffre de 1500, histoire de permettre à beaucoup de jeunes maliens de bénéficier de ce volontariat à la malienne : une initiative du président ATT. L’Apej même est une initiative d’ATT.

Cette augmentation du nombre de volontaire montre que tout n’est pas mauvais. Mais le volontariat de l’Apej n’est pas un emploi en soi : c’est une période d’un an, non renouvelable. Ça permet aux jeunes qui veulent travailler de connaître les dédalles de l’administration ou des services qui les utilisent ; tout comme ça permet à d’autres jeunes paresseux de devenir des chômeurs payés ou des faiseurs de thé dans leur lieu de stage.

«Le Mali demeure l’ennemi»

Cheick Ag Haoussa et Mohamed Ag Intalla (député à l’Assemblée nationale du Mali) ont fait une réunion ce jeudi 19 février 2015 à Aguel Hoc. Ils ont demandé aux communautés de rester unies tout en gardant à l’esprit que le Mali demeure l’ennemi. Au cours de cette réunion, les deux hommes n’ont fait aucun cadeau au Mali et à ceux qui attendent le retour de l’Etat central.

Ils les qualifient d’ailleurs de rêveurs. Le Mali est leur ennemi et ne reviendra plus dans la région de Kidal. Le député et non moins Amenokal de Kidal est tombé très bas en se prêtant à ce jeu avec les séparatistes. Et depuis qu’il a remplacé son père, Mohamed Ag Intalla n’est plus venu à Bamako, pour faire son travail d’élu de la nation. Mais  il se rapproche de plus en plus des séparatistes de l’Azawad. En tout cas, il est député RPM, le parti majoritaire.

Un espion démasqué

En même temps que les jeunes, femmes et personnalités de Gao résistent, se battent. Il y a aussi des gens qui cherchent à saper ce combat. C’est ainsi que la semaine dernière, les forces de sécurité du Mali ont arrêté un individu du nom de Attaher Ag Mohamed, un  espion du Mnla. Il a été pris, selon nos sources, la main dans le sac à Gao.

Quand il était en train de mettre des armes et des munitions dans des sacs de charbon pour les envoyer aux éléments du Mnla à Kidal. Avec son arrestation, les populations se posent beaucoup de questions relatives notamment à ses complices. Il devrait en répondre devant les militaires maliens.

Faire oublier Charlie

 

C’était le but de la grande marche républicaine du 17 février 2015 au Niger. Une marche qui était aussi organisée contre Boko Haram, après l’attaque de cette secte contre le Niger à travers la localité de Diffa.  L’opposition nigérienne n’a pas participé à cette marche. L’opposition et le collectif «Sauvons le Niger» ont appelé au boycott de la marche pour dénoncer une récupération politique que le camp de la majorité fait de cette affaire de Boko Haram.

Comme l’a affirmé M. Ousseini Salatou, porte-parole de l’ARDR (Alliance pour la République et la démocratie). Lors de cette marche, le président du Niger a fait savoir que son pays sera le tombeau de Boko Haram. Comme à Niamey, la marche a eu lieu dans tous les huit chefs-lieux de région, à savoir Niamey, Zinder, Maradi,  Tahoua, Dosso, Agadez, Diffa et Tillabéry.

Source: Le Reporter

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