SAM: peut-on éviter division ?

Cheick Mohamed Cherif Kone president SAM conference reunion

En dépit de la levée du mot d’ordre de grève illimitée, consécutive à la signature d’un accord avec le gouvernement, les frondeurs du SAM (Syndicat autonome des magistrats) ne démordent pas contre leur président, Cheick Mohamed Chérif KONE. Ce dernier, qui a eu l’outrecuidance, en bon vieux sage du mouvement syndical, d’appeler à la levée du mot d’ordre de grève, est depuis la cible quelques frondeurs qui jurent d’en découdre avec lui. C’est ainsi qu’ils ont appelé à la tenue d’un Congrès extraordinaire du SAM, demain Samedi 18 Février 2017, à la Cour d’Appel de Bamako à partir de 09 heures précises avec comme seul point à l’ordre du jour : la destitution du président Chérif KONE et de Dramane DIARRA. Pour cela, les magistrats frondeurs du SAM ont fait appel à tous les frustrés pour les besoins de la cause.
Pour prévenir contre tout débordement consécutif à ce comportement peu orthodoxe et jusqu’au-boutiste de certains de ses camarades, le président du SAM, Cheick Mohamed Chérif KONE, a non seulement adressé une correspondance au Président de la Cour Suprême, avec ampliation au président de la république, président du Conseil supérieur de la magistrature et d’autres personnalités de la république. Nous vous proposons l’intégralités cette correspondance.

Le Président du Comité Directeur du Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM)
À
Monsieur le Président de la Cour Suprême
Monsieur le Président,
Je viens d’être informé par la rumeur de la tenue d’un supposé « Congrès extraordinaire » du Syndicat Autonome de la Magistrature, pour le 18 février 2017 à la Cour d’Appel de Bamako.
De telles dérives suffisamment graves de la part de magistrats et qui sont de nature à obscurcir l’image du corps, me donnent l’honneur d’attirer votre attention que le SAM est un syndicat régi par un statut qui fixe les conditions de forme et de fond pour la tenue et l’organisation d’un congrès extraordinaire, lequel est obligatoirement convoqué par son seul président ; son fonctionnement ne saurait s’accommoder de l’anarchie qu’on tente de soutenir.
La tenue d’un Congrès est réglementée par les statuts et règlements du Syndicat Autonome de la Magistrature, qu’il s’agisse d’un congrès ordinaire ou d’un congrès extraordinaire.
Dans tous les cas de figure, un congrès ne s’organise ni dans la précipitation, ni sur coup de passion.
Ces violations délibérées des dispositions statutaires et réglementaires, loin de grandir, posent plutôt de sérieuses interrogations sur le résultat de la formation intellectuelle des auteurs au plan juridique.
Que l’initiative vienne d’une partie du comité directeur ou des 2/3 des militants, en ma qualité de président en fonction, l’on m’aurait demandé de le convoquer, au besoin par voie d’huissier. Seul mon refus de la faire pourrait justifier ces spectacles désolants et dégradants pour le Syndicat Autonome de la Magistrature.
En tant que juristes, de surcroit magistrats, nos actes doivent s’inscrire dans la légalité et d’adosser aux statuts et règlements qui restent nos lois.
Je considère l’assemblée projetée comme un trouble à l’ordre public, tout au plus, comme un regroupement informel qu’on ne saurait qualifier de congrès au regard de nos statuts et règlements.
En la tenant sous ce dernier angle, elle pourrait être l’occasion pour moi, au cas où les militants que je respecte le souhaiteraient de donner des clarifications sur la crise actuelle que travers le comité directeur du SAM, du fait de ceux-là qui n’ont que faire des engagements pris dans le cadre d’une commission de conciliation, cadre légal et réglementaire.
Cette démarche que j’avais déjà envisagée, ne pouvait malheureusement prospérer dans une atmosphère surchauffée par le mensonge et l’intoxication, comme en témoigne l’agression physique dont Dramane DIARRA a été l’objet de la part du doyen Badra Aliou Nanacassé, le jeudi 09 février 2017 aux environs de 10 Heures 30 minutes au siège du SAM, où la victime ne s’y était rendait que pour prendre part à la réunion du comité directeur à laquelle elle avait été conviée la veille.
Loin de céder aux agitations déloyales sur fond de malveillance orchestrée par Badara Aliou Nanacassé et Boya Démbélé, aveuglés par des ambitions subjectives démesurées et sous réserve de porter plainte contre les intéressés, j’userai de toutes mes prérogatives pour mettre fin à toute cette anarchie par le respect de nos statuts et règlements.
Dans l’espoir que force devra toujours rester à la loi, je vous prie, Monsieur le Président d’agréer ma parfaite considération.
Ampliations
Président de la République, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature
Ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux ;
Ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions ; ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et e la réforme de l’Etat ; Président de la Commission de Conciliation-Gouvernement Syndicats des Magistrats ; Président de la Commission des Bons Offices ;
Bâtonnier de l’Ordre des Avocats ; Procureur Général près la Cour Suprême ;
Inspecteur en Chef des Services Judiciaires.
Pièces Jointes : copies statut et règlement intérieur du SAM

Bamako le 15 février 2017
Le Président du Comité Directeur
Cheick Mohamed Chérif KONE

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