Saga de l’engrais frelatés : Le ministre Tréta ne sait pas s’ils sont nocifs pour la santé

Interpellé par l’élu de Kolondièba, le Dr Oumar Mariko, le ministre du Développement Rural, Bocary Tréta avait là une seconde chance après l’interpellation de l’honorable Bakary Koné de mettre fin une bonne foi pour toute à cette « affaire ». Mais hélas.

 

La question des engrais dit « frelatés » ne finit d’alimenter les débats en cette veille de campagne agricole. Il y aurait quelques 40 000 tonnes de cette matière dans les magasins de nos braves paysans. La faute au département de tutelle et au GIE. Mais depuis, ces deux tendances par presse interposées se rejettent la responsabilité. Si les autres sont entendus par le pôle économique par rapport à leur degré d’implication, le ministre Bocary Tréta lui, à la chance de se laver à grande eau devant les élus de la nation.

Mais après avoir échoué une première fois face à l’honorable Bakary Koné de Koutiala, il tenait une seconde chance le jeudi dernier. Interpellé une deuxième fois sur la même question par l’honorable Oumar Mariko, l’homme était visiblement prêt à faire taire ce qu’il qualifie lui-même de « cabale » contre sa personne en témoigne la pile de documents qu’il avait « par devers lui ».

Après avoir longtemps redit ce qu’il avait déjà dit à savoir : « Mon département à pour la première fois procédé à la vérification des échantillons d’engrais. Il ressort du premier contrôle que sur les 10 mille tonnes 4 mille 200 tonnes sont hors normes. ». Et de terminer en niant ce que le président de la République et le premier ministre ont reconnus, qu’il n ya pas eu d’importation d’engrais frelatés au Mali. Claironnant à tout vent le mérite de son département d’avoir initié le contrôle sur les engrais, le Dr Oumar conteste et documents à l’appui démontre que ce contrôle à priori se faisait par la Compagnie Malienne de Développement du Textile (CMDT) conformément aux cahiers de charges.  Le laboratoire de Sotuba qui selon le ministre à avec ceux de Rouen (France) et de Ouaga (Burkina Faso) procédé au contrôle, ne serait pas en mesure selon Oumar Mariko de contrôler la quantité de souffre et de bore pourtant des éléments contenus dans l’engrais. Un fait reconnu par le ministre.

Quant à savoir si ces engrais hors normes ou frelatés, contiendraient des éléments nocifs pour la santé, le ministre dit ne rien savoir. Et à l’honorable Oumar Mariko d’affirmer  que selon des sources c’est engrais contiendraient du plomb et du chlore, deux éléments hautement dangereux pour la santé. Parole de médecin.

Quid du marché de gré à gré de plus de 4 milliards de chaux vive ?

S’il est démontré à travers des études que la chaux vive favorise la rentabilité des sols  en luttant contre son acidité et accroit le rendement, le Dr Oumar Mariko s’interroge sur l’opportunité de ce marché et de surcroit de gré à gré avec la présence déjà des engrais (qui sont aussi des fertilisants s’ils ne sont pas frelatés, bien sûr). Car selon lui, en plus d’exploser le plafond des grés à gré qui se chiffre à 100 millions  (Plus de 4 milliards dans le cas présent), le ministre tenterait d’utiliser cette chaux pour limiter les dégâts que causeraient les engrais hors normes sur les récoltes.  Et pour ce faire, Oumar Mariko préconise la mise en place d’un comité qui sera chargé du suivi de l’impact de ces engrais sur le sol, les aliments et la santé.

Mohamed DAGNOKO

 

source : Le Pouce

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