Réformes politiques et institutionnelles : l’association Ir Ganda entend jouer sa partition

Afin d’apporter sa contribution aux efforts de refondation de notre état, l’Association des communautés de culture songhay en mouvement (IR Ganda) a organisé, samedi dernier, une journée de réflexions et d’échanges sur cette question, au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba de Bamako. La rencontre visait à faire passer en revue, les différents textes des réformes en cours au Mali, afin que tous les cadres de «l’espace IR Ganda», en rapport avec d’autres associations partenaires, puissent échanger, se les approprier et faire des propositions pour faire avancer le pays. Les conclusions dudit séminaire devront être soumises à une assemblée générale de tous les membres et sympathisants de l’Association, le 27 février prochain.

 

La cérémonie d’ouverture du séminaire était présidée par le président de IR Ganda, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, en présence de plusieurs responsables de la structure, des représentants de Tabital Pulaaku, de Ginna Dogon et bien d’autres invités.

Au cours de la rencontre organisée en six panels, les participants ont bénéficié de plusieurs communications présentées par d’éminents conférenciers et modérateurs dont l’ancien ministre Pr Younouss Hamèye Dicko, Me Abdourhamane Ben Mamata Touré… Les thèmes retenus étaient notamment axés sur la problématique de la sécurité ; les réformes en cours (réorganisation territoriale et les circonscriptions électorales, loi électorale, charte des partis politiques, organe unique de gestion des élections) ; l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (quels enjeux, défis et perspectives ).

Dans son discours d’ouverture, le président d’IR Ganda a indiqué que ce séminaire s’inscrit dans la longue chaine des activités de l’Association, pour l’atteinte de ses objectifs prioritaires et stratégiques. Depuis plusieurs décennies, le Nord du Mali est sous l’emprise de violences, de tragédies ayant impacté négativement la vie socioéconomique et culturelle de cette zone, a rappelé le président d’IR Ganda. Selon Ousmane Issoufi Maïga, la situation s’est particulièrement aggravée depuis 2012 où on a assisté à une crise complexe caractérisée par une constellation de violences sous différentes formes. Notamment, des rebellions armées aux finalités séparatistes, des organisations armées extrémistes sur un fond d’idéologie religieuse et «djihadiste ». Au nombre des conséquences de cette crise, le président Maïga a souligné le risque de partition du pays par la volonté affichée de séparatistes qui veulent créer l’état de «l’Azawad», sans aucune consultation préalable de l’écrasante majorité des populations du Nord.

Pour lui, c’est dans ce contexte caractérisé par le fracas des armes et les échos des discours politiques et religieux aux relents souvent haineux, que l’organisation qu’il dirige, a opté pour «l’attitude la plus difficile à tenir parce que la plus responsable». Il s’agit de la recherche de la compréhension mutuelle entre nous, avec comme arme incontournable, le dialogue et la culture à travers leurs multiples vertus… «Nous gagnerons tous ensemble ou nous perdrons tous ensemble», a insisté Ousmane Issoufi Maïga, martelant que dans la situation actuelle, nul ne se sauvera sans les autres.

Aboubacar TRAORÉ

Source : L’ESSOR

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