Rapport 2019 du CICR-Mali : Un constat alarmant

Fidel à sa mission humanitaire, de protection des vies, de la dignité des victimes de guerre, de violence interne et de leur porter assistance, la délégation du Comité  International de la Croix-Rouge (CICR) Mali vient de publier son rapport semestriel au titre de l’année 2019, en vue d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur la synthèse des activités qu’il a menées et la situation des populations dans les zones affectées  par l’insécurité.

En effet, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) est une organisation impartiale, neutre et indépendante  qui mène une lutte perpétuelle à travers notre pays, en vue d’apporter son assistance aux victimes de guerre et de la violence interne. Face à cette mission noble, la Croix-Rouge  a entrepris plusieurs activités  humanitaires courant 2019.

Dans ce cadre, selon le premier rapport semestriel de l’année 2019 de la Croix-Rouge du Mali, l’année en cours a été difficile pour les populations affectées par les effets combinés du changement climatique et sécuritaire de notre pays car, signale le document,  « les violences de ces derniers mois dans la région de Mopti ont causé la mort de plusieurs personnes, de nombreux blessés et entrainé des conséquences psychologiques graves pour les rescapés.

Affectés par la spirale de violence et démunies à la suite de la destruction de leurs habitats et moyens de subsistance, des milliers de personnes ont été contraintes de quitter leurs villages, en quête  de protection et d’assistance »

Il ressort aussi du rapport que les tensions intercommunautaires et l’insécurité ont considérablement affecté la libre circulation des personnes et des biens. ‘’Toute chose, qui a freiné les activités économiques des populations, déjà fragilisées par les aléas climatiques.’’

Aussi, du fait de l’absence de services sociaux de base, indique le CICR, l’accès aux soins de santé demeure toujours déplorable car, le nombre de blessés par armes à feu et engins explosifs a beaucoup augmenté dans les différents hôpitaux de notre pays.

Le CICR signale également que plusieurs centaines de personnes se déplacent vers d’autres zones en quête de sureté. Avec des ressources limitées en eau et en pâturages, la survie des personnes déplacées et des familles qui les accueillent demeure précaire.

Face à cette situation humanitaire préoccupante, le CICR invite l’Etat Malien à conjuguer ses efforts en vue de permettre à ces milliers de personnes de bénéficier d’une assistance humanitaire à travers le pays.

Selon le rapport, ces efforts ont porté leurs fruits car, indiquera-t-il, « 25. 598 déplacés ont bénéficié de l’amélioration de leurs conditions de vie et le renforcement de capacités entre janvier à juin 2019 dans le nord et le centre du Mali.

A cela s’ajoutent 1. 416 personnes traitées pour blessures,  35. 720 personnes ayant bénéficié de soins de santé primaire et 279 autres victimes de violence, (y compris sexuelle) ont reçu un soutien psychologique»

Toujours dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie de ces populations, le CICR signale que des avancées considérables ont été constatées dans le domaine d’adduction d’eau potable dans plusieurs localités comme Tessalit, Djounhan, Adjelhoc, Tassik Achibogo, Tin-Essako, Abeibara et Boghassa.

Rappelons que le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) est une organisation impartiale, neutre et indépendante, créée en 1863 qui a pour mission principale de minimiser les dangers auxquels les populations civiles sont exposés, prévenir ou faire cesser toute exaction commise à leur encontre, attirer l’attention sur leurs droits et faire entendre leur voix en vue de leur porter assistance.

Abdoul Karim Sanogo

Le 26 Mars 

 

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