Rallongement de l’âge du départ à la retraite : Le président du Cnj Souleymane Satigui Sidibé et le syndrome du caméléon

Le Conseil national de la jeunesse (Cnj-Mali) était monté sur tous les toits pour dénoncer le Protocole d’accord signé entre le gouvernement de la République du Mali et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) qui proroge l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Où en sommes-nous aujourd’hui avec les différentes sorties et tapages du Conseil national de la jeunesse du Mali ?

Le 9 février 2019 à la Maison de la presse de Bamako, le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali), Souleymane Satigui Sidibé disait ceci : « Aujourd’hui, on ne serait comprendre et accepter dans un pays où le chômage est une réalité que de prolonger la date à la retraite à 65 ans. C’est intolérable et inappropriée. Nous allons nous donner les moyens nécessaires pour faire en sorte que cette décision concernant le rallongement du départ à la retraite ne soit pas prise en compte, que ce soit par l’Assemblée nationale et au niveau même du président de la République. Nous allons nous munir des moyens nécessaires pour attaquer de façon officielle devant la section administrative de la cour suprême la décision qui aujourd’hui peut rallonger l’âge pendant que les jeunes sont en chômage. Nous allons engager des stratégies pour inviter l’ensemble des jeunes au Mali, de Kayes jusqu’à Ménaka et nous allons déposer notre mémorandum pour dire au gouvernement que c’est notre mandat ».

Un mois plus tard, le même Souleymane Satigui Sidibé a signé le 19 mars 2019 un protocole d’accord sur la politique de recrutement des jeunes dans l’administration avec l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm). Vous avez dit syndrome du caméléon ? Beaucoup des observateurs avisés avaient prédit que le président du Cnj et ses lieutenants ne mènent-ils pas un faux combat ? On a rarement vu le CNJ prendre une telle position pour dénoncer la corruption.

Depuis plusieurs semaines, les enfants de pauvres ne vont pas à l’école à cause de la grève des enseignants. D’après le capitaine Thomas Sankara : « Une jeunesse mobilisée est dangereuse, une jeunesse mobilisée est une puissance qui effraie même les bombes atomiques ». Le jour où les jeunes du Mali comprendront le sens réel de cette citation, ils se mobiliseront pour enterrer des machins comme le Cnj, qui fait d’eux des instruments serviles entre les mains d’apatrides. Honte à une jeunesse manipulée ! Honte une jeunesse résignée ! Honte à une jeunesse qui ne se bat que pour des sous ! Tous les combats du président du CNJ ont été pour rien. Est-ce dans cette rythme, on tend vers la dissolution du Cnj ? A suivre…

Lassana

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