Quelques jours après la tragédie d’Ogossagou: Les langues se délient

Le bilan des atrocités du village peul d’Ogossagou s’alourdit. Le dernier décompte macabre fait état de 174 civils tués. La plupart de ces victimes ont trouvé la mort suite à des  coups de machettes ou ont été brulées vives. D’autres aussi  ont été tuées par  balles. Ce nouveau bilan pourrait également être provisoire. Selon des sources locales, de nombreux corps ont été jetés dans les puits ou pulvérisés dans l’effondrement des habitations.

 

Parmi les victimes, l’on dénombre de nombreux ressortissants d’autres villages qui avaient  fui les massacres pour trouver refuge à Ogossagou qu’ils trouvaient beaucoup plus sûr. Les rares survivants, nous prévient une source locale,  sont ceux qui se trouvaient en dehors du village en compagnie de leur bétail.

Il nous revient que sur la cinquantaine de blessés admis à l’hôpital Somilo Dolo de Sévaré, une dizaine d’entre eux se trouvent dans un état critique.

Toutefois, quelques jours après ce forfait, les langues se délient et les nombreux témoignages pointent du doigt des assaillants habillés en tenue de chasseurs qui avaient encerclé le village, interdisant du coup aux résidents toute possibilité de s’enfuir.

Dans leur folie meurtrière, aucune âme qui vive n’a été épargnée.   Ce n’est qu’après ce forfait qu’ils ont incendié les habitations, greniers et animaux.

Il y a lieu de préciser que contrairement aux précédentes attaques perpétrées au Centre du pays et qui avaient été  marquées par des pillages de biens et autres vols d’animaux, à Ogossagou, les assaillants n’ont emporté aucun bien. Toute chose qui démontre que l’attaque de ce village était planifiée spécialement pour   » perpétrer une tuerie de masse « .

A.D

Source: L’Indépendant

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