Quand Mahmoud Dicko traite ses morts différemment de Haïdara

Chose promise, chose faite. L’autorité morale du M5-RFP a brillamment honoré son engagement de faire communier ses compagnons associatifs et politiques autour de la mémoire de leurs dizaines de victimes de la répression des 10 et 11 juillet dernier. A son appel, ils se sont retrouvés massivement pour une prière et des bénédictions collectives au Palais de la Culture où un vibrant hommage a été rendu aux blessés et morts hissés au rang de martyrs de la démocratie malienne pour la circonstance.

Par-delà sa sublimité, le geste de reconnaissance distingue pour le moins l’imam Mahmoud Dicko de son successeur à la tête du Haut Conseil Islamique, non moins principal rival sur la scène religieuse, Cherif Ousmane Madani Haïdara. Le célèbre organisateur des fêtes de Maouloud à Bamako était à l’origine, en effet, de la mort par bousculade d’une bonne quarantaine de coreligionnaires parmi des dizaines de milliers réunis au Stade Modibo Keïta pour célébrer la fête de la nativité musulmane. Depuis, les victimes d’Ançar Dine sont tombées dans l’oubli et n’ont jamais eu droit, près d’une dizaine d’années après, à un recueillement spirituel. Le leader des Ançars n’a pourtant jamais raté l’occasion d’organiser régulièrement des «ziara» annuels pour les membres de sa famille disparus.

  Source: Le Témoin 

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