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Puces téléphoniques : LE HOLÀ À LA VENTE ANARCHIQUE

Le gouvernement a pris récemment un projet de décret en application d’une ordonnance datant de 2011 et qui fait obligation aux opérateurs de procéder à l’identification des abonnés à leurs services

Puces téléphonique carte sim telecommunication internet anarchiqueLa démocratisation du téléphone portable dans notre pays a beaucoup facilité la communication. Mais le souci de rendre disponible le téléphone partout, est aujourd’hui à l’origine d’une certaine anarchie dans la vente des puces téléphoniques. Les abonnés ne sont pas souvent identifiés. Contrairement à certains pays, les puces de téléphones se vendent chez nous dans les rues, sur les boulevards, dans les boutiques, au marché même dans nos écoles comme de petits pains. Les exigences liées à la vente des puces ne sont malheureusement pas respectées.

Pourtant des dispositions réglementaires sont bien fixées par l’ordonnance n° 2011-023/P-RM du 28 septembre 2011 qui, en son article 9, stipule que « les exploitants de réseaux ouverts au public et les fournisseurs de services de télécommunication/TIC sont tenus au moment de la souscription d’abonnement, de procéder à l’identification des abonnés ».
Afin de mettre fin à la situation d’anarchie, le gouvernement a adopté, au cours du conseil des ministres du 25 février dernier, un projet de décret fixant les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunications ouvertes au public. Le projet de texte qui est en fait un décret d’application de l’ordonnance n° 2011-023/P*-RM du 28 septembre 2011, précise que l’identification des abonnés aux services de télécommunications ouvertes au public est un processus permettant de désigner, de découvrir et de reconnaître un utilisateur tout en tenant compte de l’interopérabilité des réseaux et de la portabilité des numéros partout dans le monde. L’identification vise à recueillir des informations permettant de constituer, en cas de besoin, la traçabilité de l’utilisateur, une personne physique ou morale bénéficiant des services afférents aux télécommunications ouvertes au public.
Le projet de décret impose aux opérateurs de téléphonie mobile et aux fournisseurs d’accès à l’Internet de procéder à l’identification de leurs abonnés au moment de la souscription de ceux-ci à leurs différents services. Il leur impose aussi de traiter les informations recueillies sur la localisation des abonnés à leurs réseaux.
Les nouvelles dispositions réglementaires obligeront la plupart des revendeurs de puces téléphoniques à changer de pratique. Ils n’ont pas de fiches d’inscription pour identifier leurs clients. Au niveau du Grand marché de Bamako, les revendeurs de puces disent s’approvisionner directement chez les opérateurs de téléphonie. D’autres le font chez les grossistes.
La vente des puces téléphoniques est organisée en un réseau qui comprend l’opérateur, le master distributeur, les revendeurs et le consommateur final.
« La vente des puces sans l’identification de l’utilisateur est une pratique qui pose un véritable problème de sécurité. Certaines personnes en possèdent plusieurs puces et profitent pour commettre des délits ou crimes, déplore un agent de police. ça nous rend la tâche difficile en cas de besoin. Car aussitôt après avoir commis un acte un malfaiteur peut se débarrasser facilement de sa puce. »

Les revendeurs in-dexés. Lamine Mamadou Diallo, juriste au département affaires juridiques et internationales de l’AMRTP, constate que la réglementation est surtout mise en mal par les revendeurs de puces qui cèdent l’outil sans identifier le client. « Au niveau des opérateurs, ce processus d’identification est déjà mené. Les opérateurs appellent souvent les clients pour essayer de les identifier. En plus, si vous allez dans le cadre officiel des opérateurs, vous ne pouvez pas avoir de puces sans vos références. Mais c’est au niveau des revendeurs que le travail d’identification d’utilisateur n’est pas fait », précise notre interlocuteur.
Ce que confirme Adama Infa, agent à Malitel. « Personne ne peut se procurer de puces dans nos agences sans donner ses références et sans avoir rempli les conditions requises. Il faudra toujours fournir une carte d’identité, ou un passeport, une carte Nina ou professionnel, militaire ou scolaire, pour avoir une puce», assure-t-il en ajoutant que son entreprise respecte à la lettre les recommandations de l’AMRTP.
A Malitel, il existe deux réseaux de vente de puces. La première, c’est la vente par les agences propres à l’opérateur. L’autre est un partenariat avec les masters distributeurs qui ont leurs réseaux autonomes de vente. « Les masters distributeurs s’approvisionnent dans nos agences mais n’identifiaient pas leurs clients. Pour remédier à cela, une campagne d’identification a commencé depuis plusieurs mois. On appelle les clients et on enregistre leurs coordonnées », explique notre interlocuteur
Il a annonce qu’une opération de collecte est aussi en cours pour recenser les clients afin de les enregistrer dans les bases de données client de Sotelma/Malitel. « Nous irons vers eux, vérifier le numéro, leur demander de remplir une fiche client conformément aux conditions générales de vente de notre société, ajoute Adama Infa. Ainsi, chaque client aura un dossier dans les archives. Au terme du processus d’identification toute puce Malitel vendue sans identification ne fonctionnera que lorsque la personne se fera identifier. »
Nos tentatives pour recueillir les explications de l’opérateur Orange Mali ont été vaines.
Face la vente anarchique des puces, plusieurs associations de consommateurs notamment l’Association pour la défense des consommateurs de la société de l’information au Mali (CyberLEX) a récemment saisi l’AMRTP pour exiger la mise en application correcte de la réglementation en matière de vente de puces de téléphone portable. Il s’agit pour les opérateurs de téléphonie et les revendeurs d’identifier physiquement et de mettre un nom sur chaque personne ayant une puce de téléphonie afin de contribuer à la lutte contre l’insécurité dans le pays. L’objectif est de mettre fin à la vente anarchique des puces de téléphones.
Aminata Dindi SISSOKO

Japon : UN TRAIN ATTEINT LA VITESSE RECORD DE 603 KM/H

Un prototype du futur train japonais à sustentation électromagnétique a atteint, mardi, la vitesse de 603 km/h pour la première fois franchie dans le monde, a indiqué la compagnie Central Japan Railways. Cette expérience s’est déroulée avec des personnes à bord afin de mesurer la stabilité de ce « maglev », sur une ligne spéciale de 42,8 kilomètres à Yamanashi, dans le centre du Japon, où est développé ce « maglev » depuis des années. Lors du test, cette allure de 603 km/h a été maintenue pendant 10,8 secondes » au cours de la traversée d’un tunnel, a indiqué un porte-parole de la compagnie, qui se félicite de cette « une première mondiale ». Il avait déjà récemment établi un record à 590 km/h, qu’il a cette fois battu avec une vitesse qui équivaut à 10 kilomètres par minute ou 170 mètres par seconde.
Central JR est en train de construire une nouvelle ligne dédiée à ce «linear Shinkansen » qui doit entrer en exploitation en 2027 entre Tokyo et Nagoya. Il devrait alors circuler à 500 km/heure pour couvrir la distance de 286 kilomètres en 40 minutes. Rames, ligne et tests compris, Central Japan Railway prévoit d’investir elle-même l’intégralité de la somme requise, soit 42,5 milliards d’euros, pour le premier tronçon entre la gare tokyoïte de Shinagawa et la cité industrielle fief du géant de l’automobile Toyota. La ligne, appelée « Linear chuo Shinkansen », sera par la suite prolongée de 153 kilomètres jusqu’à Osaka. Elle mettra ainsi cette mégapole de l’ouest à 1 heure et 7 minutes de la capitale en 2045, au lieu de plus de deux heures avec l’actuel train à grande vitesse Tokaïdo Shinkansen qui emprunte un trajet plus au sud, passant entre la mer et le Mont Fuji.
Le coût total de l’ensemble du projet est évalué à près de 70 milliards d’euros (45500 milliards Fcfa). C’est un train de banlieue utilisant cette technologie qui est en service depuis 2005. Mais il ne circule pas plus de 100km/h. Il est aussi une technologie de propulsion sans frottement : le train est soulevé à 10 cm du sol par des couples d’aimants qui se repoussent.
Le déplacement des rames est plus silencieux qu’avec des roues posées sur des rails, ce qui est un point très important au japon, ou en raison de la forte densité de population. Ce train de Series L0 à sustentation magnétique « vole » au dessus du béton. Il sera le remplaçant du fameux Shinkasen, le pionnier des trains à grande vitesse, inauguré en 1964 qui circulait dès cette date à une vitesse de 201 km/h. Le Central Japan Railway a tout prévu : le train emportera 100 passagers dans les 14 voitures d’une trentaine de mètres qui pourront chacune accueillir 68 voyageurs.

source : L Essor

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