Publication des tendances du scrutin présidentiel du 29 juillet : quand les réseaux sociaux jettent de l’huile sur le feu !

Le scrutin du 29 juillet dernier occupe le devant de l’actualité malienne. Des camps en présence revendiquent chacun la victoire.  Les réseaux sociaux étant les vecteurs de la publication de ces victoires arrachées sur le tas.  Les réseaux sociaux volent la vedette aux autorités compétentes en publiant des chiffres qu’ils attribuent aux candidats  de leur choix. 

Jamais un scrutin présidentiel n’a attiré autant l’attention des Maliens. Tout le monde veut connaitre l’issue du scrutin et tout de suite. Ils ont trouvé le raccourci à leurs attentes auprès des réseaux sociaux qui dégagent des tendances en faveur de tel ou tel candidat. Les QG des candidats sont envahis par leurs militants et sympathisants et se fient à ces chiffres obtenus de ces réseaux sociaux pour se prononcer sur le score de leurs camps respectifs. Le hic est que les animateurs de ces réseaux sociaux appartiennent à des camps différents. Chaque animateur fait l’affaire de son candidat en publiant des chiffres en sa faveur. Les militants prennent ces chiffres à leur compte pour se prononcer sur l’issue du scrutin. Les débats sont centrés aujourd’hui sur le rang des candidats du 1er tour tenu le 29 juillet. Ici, chacun des QG affiche son optimisme. En dégageant des tendances tous azimuts, les animateurs de ces réseaux risquent de mettre le feu aux poudres si l’on n’y prend pas garde. Car, les chiffres qu’ils donnent ne sont pas vérifiables par l’Administration compétente. Or, celle-ci est en train de compiler les résultats de façon sereine. Pour des questions d’éthique, elle a demandé à tout parti ou organisation d’observation à  éviter de donner de quelconques chiffres. Lesquelles consignes ne sont pas respectées à la lettre par les partis politiques.

 Les réseaux sociaux dont l’accès est donné à tout le monde sont devenus aujourd’hui des sources d’information. Ils font l’actualité au gré des camps en présence. Selon que l’on soit de la majorité ou de l’opposition, on publie ses chiffres.

Les réseaux sociaux se sont démarqués de l’Administration en donnant ces chiffres chaque jour que Dieu fait. Ces chiffres ne sont pas les mêmes  pour les camps en présence (majorité et opposition).

Il revient au Gouvernement à recadrer les politiques et utilisateurs des réseaux sociaux pour éviter des tensions politiques au pays. Les journaux et radios doivent observer une neutralité dans leurs diffusions d’informations relatives à ces élections. Car, il y va de la quiétude du pays.

Publication des tendances du scrutin présidentiel du 29 juillet : quand les réseaux sociaux jettent de l’huile sur le feu !

Alasko

Source: Le SOFT

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