Processus de réforme du secteur de la sécurité: l’adoption d’une stratégie nationale consensuelle

Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité (CRSS), en partenariat avec la MINUSMA et le NDI, organise, depuis hier mardi, au Grand Hôtel de Bamako, un atelier de trois jours pour examiner l’avant-projet de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité dans notre pays.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, l’inspecteur général Ibrahima DIALLO ; en présence du représentant de la MINUSMA, Samba TALL ; du directeur exécutif de NDI, le Dr Badié HIMA ; et des participants venus de Bamako et de l’intérieur du pays.
Le présent atelier, notent les initiateurs, a comme objectif de renforcer les capacités des membres du Commissariat sur la réforme du secteur de la sécurité ; d’enrichir le projet de document de stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité ; et d’échanger sur les critères de quotas d’intégration.
Pour le représentant de la MINUSMA, la réforme du secteur de la sécurité se focalise beaucoup sur «la Sécurité» qui englobe beaucoup d’autres aspects. M TALL a appelé les représentants des ministères à être les avocats et les défenseurs du Commissariat au niveau de leurs ministères respectifs.
Quant au Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, l’inspecteur général Ibrahima DIALLO, il a rappelé que cet atelier est une étape importante dans la mise en œuvre de notre processus de réforme du secteur de la sécurité (RSS).
Aussi, a-t-il indiqué, la RSS est une réforme majeure dont notre pays a aujourd’hui fortement besoin.
«Une réforme à laquelle le président de la République, Ibrahima Boubacar KEITA, et le Gouvernement accordent une grande importance », a-t-il soutenu.
Par ailleurs, dira l’inspecteur général, le document de stratégie nationale de la RSS, objet du présent atelier, devra-t-il définir la nouvelle vision de notre pays dans les domaines de la défense, de la sécurité, de la justice, de la gouvernance démocratique et républicaine.
Pour lui, il s’agit d’un document qui dégagera les pistes permettant de créer au Mali un environnement stable et sécurisé pour stimuler le développement.
«La stratégie nationale de la RSS sera également un outil de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger. Conformément aux dispositions de cet accord, le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité, en tant qu’organe opérationnel du processus RSS, est chargé, en collaboration avec la Commission nationale DDR et la Commission d’intégration de l’évaluation détaillée du système de défense et de sécurité ; de l’établissement des critères, quotas et modalités d’intégration ; de la supervision des listes des combattants, candidats à l’intégration ; de la formulation des propositions sur les modalités d’attribution et d’harmonisation des grades ou des reclassements», a précisé le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité.
Et l’Inspecteur général de soutenir que ces missions sont d’une importance capitale dans la mise en œuvre de l’Accord, d’autant plus qu’elles touchent les questions essentielles mais sensibles pour le retour de la stabilité et de la paix dans notre pays.
Dans la même dynamique, a-t-il fait savoir, cet atelier sera l’occasion pour les acteurs de se mettre d’accord sur un projet de Stratégie nationale, qui sera plus tard examiné par le Conseil national, en vue d’aller vers une profonde réforme structurelle pour assainir et organiser l’environnement de notre sécurité.
«Le document qui sera élaboré permettra le renforcement des capacités de l’Etat à répondre aux attentes des populations en matière de défense, de sécurité et de bonne gouvernance ; l’implication de l’ensemble des acteurs dans la gestion des questions du secteur de la sécurité et la création d’un climat de paix sociale et de stabilité propice au développement économique, social et culturel » a-t-il soutenu.
Enfin, l’inspecteur général Ibrahima DIALLO a exhorté les participants à des débats francs, sincères et ouverts afin que l’atelier soit sanctionné par un document de stratégie consensuel qui garantira un climat de paix et de stabilité durable au Mali.

PAR MODIBO KONE

Info-matin

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