Procès Karim Keita contre nos confrères Dramé et Saxe : La consignation payée, que justice soit faite!

La capitale malienne connaissait depuis des années, des accusations et des révélations suite à la disparition, depuis le 29 Janvier 2016, de notre confrère Birama Touré. En première ligne, l’honorable Karim Keita indexé par plusieurs témoins selon nos confrères du “Le Pays” et du “Le Sphinx”.

Mais selon des proches du député de la Commune ll, Karim Keita, l’heure est venue de tirer cette affaire au clair et de blanchir l’honneur et la dignité du fiston national. Cela est en cours d’autant plus que deux procédures sont engagées depuis quelques mois au Mali mais aussi récemment en France.

Lors de la première audience (le 25 Juin dernier) le tribunal avait ordonné le payement des frais de consignation fixée à 100.000 FCFA, cela, après une proposition de la partie civile représentée par Me Mamadou Gaoussou Diarra qui avait misé 25000 FCFA et celle du procureur qui avait demandé un million. Quant à Me Alassane Diop, avocat de la défense, il avait laissé le choix au président du tribunal qui est parvenu à la somme de Cent mille francs. Selon nos sources, ce montant aurait été payé depuis le 25 Juillet 2019 au greffe du tribunal.

Deux jours après cette audience, Karim Keita a brisé le silence pour rejeter toute implication de sa personne dans une affaire dont la confusion mérite d’être eclarcie. Il a répondu par la négative, certaines questions que lui ont posées nos confrères de Mali Tribune. Il a affirmé n’avoir jamais rencontré Birama Touré et qu’il n’a éliminé personne”

Me Mohamed Aly Bathily, invité surprise le Mardi dernier, avocat de la defense, estime que l’honorable Karim Keita est dans son droit de saisir la justice s’il estime infondées les accusations à son encontre. Plus clairement, Me Alassane Diop rappelle qu’il s’agirait d’un procès du “droit à l’information” différent de l’affaire Birama Touré pendante et en instruction dans un autre tribunal.

Ce Mardi 3 Juillet 2019, les avocats de la partie civile (Me Kalifa Yaro, Me Harouna Keita, Me Mamadou Gaoussou Diarra, Me Lassana Diawara et autres) avanceront leurs arguments en vue d’éclairer et de convaincre le tribunal sur la non implication de leur client. Ils risqueraient de ne pas assister à la comparution du principal prévenu Adama Dramé qui, selon un de ses avocats, Me Alassane Diop, est en France pour raison de santé : “Dramé est en France pour des raisons de santé. Ils ont attendu qu’il quitte le Mali pour engager cette procédure à son encontre. Pour ceux qui le connaissent, Dramé n’est pas du genre à fuire un procès. Il en a connu quatre et il n’a jamais été condamné.” a défendu Diop.

En face, Me Alassane Diop, Me Mohamed Aly Bathily, Me Abdourhamane Ben Mamata Touré exposeront la loi, la jurisprudence et la doctrine pour des prévenus dont l’expérience et le professionnalisme sont connus. mission reste d’informer quelles qu’en puissent être les conséquences.

Pour beaucoup d’observateurs et spécialistes, ce procès n’arrangerait pas grand chose. C’est le cas de Me Cheick Oumar Konaré qui estime ceci : “Ce procès en diffamation ne réglera rien du tout.”
Pour Alexis Kalembry, ce procès servira à quelque chose. “Il permettrait aux journalistes d’apporter les preuves matérielles des accusations qu’ils ont portées.”

Figaro du Mali

 

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