pour un changement de comportement : L’UNFPA valide la stratégie régionale de communication

Le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) a organisé jeudi dernier un atelier régional de validation de la stratégie régionale de communication pour le changement social, de comportement et de développement des messages et supports sur le projet « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD) »

Babatunde Osotimehin directeur executif nations unis population unfpa

Dans le Sahel, la transition démographique rencontre de nombreux défis, la mortalité infantile était en baisse alors que le taux de fécondité reste le plus élevé au monde

Cette situation entraîne une structure d’âge qui entrave la croissance économique, qui se traduit par d’importants besoins budgétaires et des demandes élevées en dépenses de santé, d’éducation et d’emplois des jeunes.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la sous composante 1 du projet qui vise à créer la demande pour les produits et services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle en favorisant le changement social et comportemental et l’autonomisation des femmes et des adolescentes. Il fait suite à l’atelier régional tenu à Nouakchott.

La rencontre de Bamako a un double objectif : d’une part, il s’agit de valider la stratégie régionale de communication pour le changement social et de comportement, d’autre part, il vise aussi à développer de façon conjointe et participative des messages de communication afin de proposer le matériel de communication qui sera utilisé.

La stratégie régionale de communication pour le changement social et de comportement vient compléter et renforcer les stratégies nationales et autres outils de communication des projets sectoriels au niveau communautaire, Elle se fonde aussi sur l’analyse du contexte général de la région sahélienne et prend en compte le statut des femmes, des filles et l’environnement socio culturel des pays.

« Le projet autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel constitue une excellente opportunité pour bâtir une vision commune sur les principaux défis du moment et plus particulièrement sur le défi démographique qui reste un obstacle à l’émergence économique de la région sahélienne et de l’Afrique en général. Ainsi la communication pour le changement social et de comportement ne pourra avoir une influence positive sur l’évolution de nos communautés que si elle est menée avec professionnalisme et diligence et respecte les valeurs socioculturelles et les sensibilités locales. » , souligne Josiane Yaguibou représentante résidente de l’UNFPA.

Le projet SWEDD accorde une place importante à la communication pour le changement social et de comportement qui est un outil de mobilisation des communautés visant à influencer les normes sociales, les attitudes et les pratiques en particulier pour la durabilité des résultats en matière de promotion de l’égalité de genre et d’autonomisation des femmes et des filles.

Elle accroîtra la demande pour les services de santé reproductive, maternelle, néonatale à travers une meilleure sensibilisation de la promotion sur ces services ainsi qu’à travers le renforcement du statut des filles et des femmes.

L’atelier de Bamako a permis particulièrement aux participants de partager les documents de stratégies nationales des pays et les niveaux de synergie de présenter, discuter et valider la stratégie régionale et la cartographie additionnelle des ressources, en adoptant une feuille de route pour le suivi de la mise en œuvre de la campagne régionale.

« Pour atteindre ces objectifs, le projet accompagne la conception de deux niveaux de stratégie de communication: une stratégie nationale par pays et une stratégie régionale pour l’ensemble des six pays (Burkina Faso, Côte d’ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et le Tchad). Cette stratégie régionale se justifie par le caractère régional du projet, mais surtout par le fait que ses six pays partagent un certain nombre de problématiques communes en matière de population et de normes socioculturelles comme la forte fécondité, le faible niveau d’éducation des filles et des femmes. Cette couche est en proie au chômage et sous -emploi » , conclut Adama Tièmoko Diarra, ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population.

Ce projet SWEDD qui est mis en place par le gouvernement des six pays avec l’assistance financière de la Banque mondiale et de l’assistance technique de l’UNFPA est rentré dans sa phase active depuis 2016.

L’atelier se déroulera sur huit jours.

Aïchatou Konaré.

 

Source: lesechos

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