Pour trouble à l’ordre public : Des membres de l’UACDDDD arrêtés et déférés à la prison centrale de Bamako

Suite au sit-in qu’ils ont tenu  lundi dernier dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako,  des membres de l’Union   des Associations  et de Coordination pour la Défense des Droits des Démunis (UACDDDD), proches de l’Association Siguida-Ton ont été interpellés par le commissariat du 13eme arrondissement pour trouble à l’ordre public. Ils ont été présentés devant le procureur du Tribunal de la commune VI. Cette arrestation est liée à l’affaire de démolition de Kalabambougou  qui ne finit pas de faire des vagues.

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Les personnes interpellées sont Soungalo Traoré, président  de l’UACDDDD, Massa Koné, secrétaire général adjoint, et deux autres membres de  cette union à savoir Abdoulaye Koné et Youssouf Diané. Selon les explications des  membres de l’UACDDDD, après le meeting qui s’est déroulé sans anicroche, les intéressés ont quitté tranquillement la Cour d’appel avant d’être cueillis par les éléments du 13emearrondissement.

Approché par des membres de l’union, poursuivent-ils, le commissaire du 13ème arrondissement s’est juste contenté d’expliquer que  ces arrestations font suite à un appel de la hiérarchie qui a constaté des mouvements de masse devant la Cour d’appel de Bamako. Ce qui constitue une menace pour les juges qui doivent faire leur travail en toute sérénité.

Ces responsables et membres de l’UACDDDD ont été interpellés pour trouble à l’ordre public, ont expliqué les membres de l’union lors d’une rencontre avec la presse.

Peu après, disent-ils,  ils ont été présentés devant le Procureur de la commune VI qui les a placés sous mandat de dépôt.

Au moment où nous mettions sous presse, ils avaient été déférés à la prison centrale.

Pour le secrétaire général de l’UACDDDD, Famory Kamissoko, les parcelles litigieuses de Kalabambougou appartiennent bel et bien aux déguerpis.

« Ces terrains  ont été donnés aux habitants de Kalabambougou et 5 hectares ont été cédés à la CNAM  pour les malades guéris de la lèpre », assure-t-il. Avant d’expliquer : « A notre grande surprise, ils sont venus démolir les maisons et  les auteurs de cet acte ignoble bénéficient de la liberté provisoire ».

Et de regretter qu’au Mali, les victimes  d’injustice  ne bénéficient pas souvent de la justice comme il se doit.

Pour protester contre l’arrestation de leurs responsables, les membres de l’UACDDDD promettent de tenir un meeting aujourd’hui pour faire le point de la situation aux victimes de Kalabambougou. Mais aussi, exiger la libération de leurs responsables.

Pour eux, le pouvoir en place à tout intérêt à trouver une issue heureuse  à ce litige qui peut prendre d’autres tournures si une solution n’est pas vite trouvée.

Badou S. Koba

 

source : Tikan

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